Un important plan d’action devrait mener, dès le mois de juin, à la mise en place d’une plateforme transactionnelle numérique regroupant les entreprises de Gatineau et de l’Outaouais.
Un important plan d’action devrait mener, dès le mois de juin, à la mise en place d’une plateforme transactionnelle numérique regroupant les entreprises de Gatineau et de l’Outaouais.

Une plateforme transactionnelle pour l’achat local en Outaouais

La COVID-19 aura peut-être réussi quelque chose que la région de l’Outaouais n’a jamais été en mesure de réaliser par le passé, à savoir provoquer un véritable élan collectif vers l’achat local. «À quelque chose, malheur est bon», a lancé le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, mardi, en annonçant le soutien financier de la Ville à un important plan d’action devant mener, dès le mois de juin, à la mise en place d’une plateforme transactionnelle numérique regroupant les entreprises de Gatineau et de l’Outaouais.

Le conseil municipal a adopté, mardi soir, l’octroi d’une subvention de 123 105 $ pour permettre la réalisation de ce plan d’action. Le projet sera mené par l’Espace d’accélération et de croissance de l’Outaouais (Espace-O). L’organisme dont la portée est régionale coordonne le comité d’intervention tactique économique formé par la Ville de Gatineau en tout début de crise sanitaire. 

Une première phase du plan d’action visera l’élaboration et la mise en oeuvre d’une campagne de promotion de l’achat régional qui sera réalisée en collaboration avec les partenaires économiques, les commerçants et les entrepreneurs de la région. Une deuxième phase permettra la mise en place de la plateforme transactionnelle qui se voudra complémentaire au Panier Bleu lancé récemment par le gouvernement du Québec. Le président de la commission de développement économique, Jean-François LeBlanc dit espérer que cette plateforme soit en opération dès le mois de juin. 


« Je comprends les préoccupations des organismes [...], mais ça fait des années qu’on cherche une façon d’avoir une pensée régionale, grande ville et collective en matière d’achat local »
Maxime Pedneaud-Jobin

La conseillère Audrey Bureau a laissé savoir que cette initiative soulève certaines préoccupations chez les organismes plus locaux qui ont essentiellement la même mission, comme l’Association des professionnels, industriels et commerçants d’Aylmer (APICA). 

«Je comprends les préoccupations des organismes comme l’APICA, mais ça fait des années qu’on cherche une façon d’avoir une pensée régionale, grande ville et collective en matière d’achat local, a répondu la maire Pedneaud-Jobin. Là, en raison du contexte, il y a un effort collectif d’achat local et je pense que c’est important de ne pas brimer les initiatives très locales, mais l’inverse est aussi vrai, il ne faut pas qu’on tire la couverte chacun de notre côté sans avoir un processus régional parce que c’est ça qui va donner toute la force.»