En 2012, une dizaine de nouveaux partis politiques municipaux, dont Action Gatineau, ont été autorisés par le Directeur des élections du Québec. Action Gatineau tentera de faire élire le plus de représentants possible lors des prochaines élections municipales, en novembre 2013.

Une hausse de 2,5%, malgré les désaccords

Malgré l'opposition d'Action Gatineau, le conseil municipal de Gatineau s'est prononcé mardi en faveur d'un budget assorti d'une hausse de taxes de 2,5% pour l'an prochain.
Avec une journée d'avance sur leur échéancier, les élus ont voté à la vaste majorité pour ce budget de 521 millions. Le vote de mardi, qui s'est terminé 13 à 2, a été tenu à titre indicatif seulement, puisque l'adoption finale du budget 2013 est prévue pour le 4 décembre prochain.
Deux des cinq élus d'Action Gatineau ont voté contre le budget, soit le chef Maxime Pedneaud-Jobin et Stefan Psenak. Mireille Apollon et André Laframboise se prononceront seulement lors du vote officiel, tandis que Luc Angers était absent des débats d'hier.
Avant le vote, Action Gatineau a tenté d'amener le débat budgétaire sur un terrain plus idéologique. Le parti a proposé de réaffecter 2,1 millions en provenance du pacte fiscal dans les politiques sociales, le patrimoine et le réseau des bibliothèques plutôt que dans les infrastructures. Après de vives discussions, l'amendement a été battu par 13 voix contre 4.
Le maire Marc Bureau a reconnu que la proposition d'Action Gatineau méritait d'être étudiée. «Mais elle arrive un peu sur le tard. On ne réaffecte pas 2,1 millions en une heure, simplement comme ça», a-t-il dit. Ulcéré, Stefan Psenak s'est demandé à quoi rimaient alors les discussions sur le budget: «Si on est ici pour faire du rubber stamping, il faudrait nous le dire!»
Le chef d'Action Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, y voit une preuve supplémentaire que son parti fait face à un bloc d'élus déterminés à ne pas faire de concessions. Il a voté contre le budget qui incarne, à ses yeux, les valeurs du passé. «Ma bataille, c'est sur les nouveaux revenus des villes. Depuis 2010, on a mis zéro sou dans d'autres choses que les infrastructures. C'est une erreur de vision. Ce n'est plus vrai que les villes sont seulement de l'infrastructure. Aujourd'hui, les villes riches, les villes qui réussissent, sont celles qui investissent dans les personnes. Ça veut dire qui s'adaptent au vieillissement de la population, qui donnent des activités aux jeunes et qui remplissent les bibliothèques de livres et de gens», a-t-il dit.