L’école de la Ferme Dalton

Une école d’antan en pleine ville

Pendant un instant, les visiteurs se croiront au début du XXe siècle. Et pourtant, ils n’auront pas la berlue, nous sommes bel et bien en 2018. À l’école de rang du parc Dalton, on retrouve une cloche, une trentaine de pupitres à l’ancienne, un tableau noir, une chambre à coucher pour l’institutrice et une myriade d’autres souvenirs du passé.

Inauguré en grande pompe vendredi en présence de plus d’une centaine de convives dont plusieurs élus, le petit bâtiment d’antan dont la superficie est d’à peine 90 mètres carrés est inspiré de ceux qu’ont fréquentés des milliers de jeunes Gatinois jusqu’aux années 1950.

Situé en plein cœur du parc Dalton, un domaine de 17 acres situé à l’angle du boulevard Saint-René Est et du chemin Dalton, le concept a d’abord germé dans l’esprit des bénévoles de la Corporation d’aménagement de la rivière Blanche (CARB). Il est par la suite devenu réalité et aura à moyen terme une vocation éducative auprès des élèves de la région.

Grâce à un partenariat avec les commissions scolaires, des sorties éducatives pourront être organisées dès l’an prochain à l’école de rang, l’occasion pour les jeunes générations de sortir de leur cadre habituel et d’en apprendre davantage sur cinq thèmes distincts, soit l’acériculture, l’apiculture, l’histoire du Québec, l’horticulture ainsi que la faune et la flore. L’objectif est d’accueillir jusqu’à 100 classes par an.

Tout ou presque a été pensé pour que le bâtiment et son contenu soient une réplique de cette lointaine époque. Fait anecdotique, les pupitres de bois ont été achetés à 750 kilomètres d’ici, dans une communauté amish de Lancaster, en Pennsylvanie.

« Le projet a mûri dans la tête de nos bénévoles depuis qu’on a commencé ici et on a finalement décidé de mettre l’enfant au centre de nos préoccupations. [...Il faut que les éducateurs, les politiciens et les gens ordinaires comme moi mettent de plus en plus l’emphase sur l’enfant. Il est la personnalité demain, c’est elle qui va nous remplacer, avec un métier, des connaissances. On veut leur permettre de développer leurs talents », a indiqué le président de la CARB, l’ex-conseiller municipal Yvon Boucher.

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin a louangé le projet, qui vient ajouter une corde à l’arc du parc Dalton.

« Il y a un respect de notre histoire, de notre identité. Il y a vraiment une volonté d’offrir quelque chose de beau à la communauté, mais aussi quelque chose qui a des racines. C’est bon que les jeunes d’aujourd’hui voient où les écoles ont commencé. [...Le site est vraiment une source de fierté spectaculaire », a-t-il lancé.

Ce dernier est d’avis que le site, géré par des bénévoles et une seule employée récemment embauchée, a tout ce qu’il lui faut pour devenir un attrait touristique incontournable. Un protocole d’entente accordant une aide financière de 265 000 $ sur cinq ans a d’ailleurs été signé entre le CARB et la Ville il y a deux mois.

Dans le parc Dalton, on retrouve entre autres six kilomètres de sentiers, une érablière, un vaste parc floral, un jardin communautaire, un verger ainsi que trois ponts couverts.

Rappelons que le pont Brabant-Philippe, incendié à deux reprises par des vandales en 2011 et 2016, sera reconstruit en 2019. Le printemps dernier, la Ville de Gatineau a lancé l’appel d’offres pour la confection des plans et devis de la structure qui traverse la rivière Blanche derrière l’aréna Campeau. Son coût de reconstruction est évalué à 770 000 $ et comprend un système de surveillance par caméras.