Une dispute fédérale-provinciale nuirait au projet de train léger de Gatineau

Une «dispute» entre le fédéral et le provincial serait-elle en en train de mettre en péril le projet de train léger proposé par le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, dans l’ouest de la ville? Ce dernier ne l’affirme pas directement, mais son homologue de Québec, Régis Labeaume, n’a pas hésité, mercredi, à énoncer ses craintes face au financement des grands projets de transport en commun au Québec.

Évidemment, le maire Labeaume entretient des craintes pour le financement de son projet de tramway et non pas pour le train léger de son homologue de Gatineau. Ces deux projets se retrouvent toutefois exactement dans le même bateau puisque leur source de financement émanera du même programme fédéral-provincial. Ainsi, ce qui est vrai pour le tramway de Québec l’est aussi pour le train léger de Gatineau.

«C’est bien achalant […] J’ai envie que tout le monde leur dise : Écoutez, ce n’est pas vrai qu’on va faire les frais d’une dispute fédérale-provinciale encore une fois, on n’a pas le goût de ça, c’est vraiment pas nécessaire», a affirmé M. Labeaume lors d’une entrevue accordée, mercredi, à Radio-Canada à Québec. 

Le fédéral s’est engagé à verser une somme de 5,2 milliards $ pour des grands projets de transport collectif au Québec d’ici dix ans. Le train léger de Gatineau, le tramway de Québec, le prolongement de la ligne bleue du métro de Montréal et le Réseau express métropolitain aussi dans la métropole sont les quatre grands projets actuellement cités par les gouvernements fédéral et provincial. 

«L’argent est disponible pour le transport structurant au Québec, mais là, Montréal va chercher une bouchée beaucoup trop grosse, a ajouté le maire de Québec. Il n’en reste plus pour les autres. C’est là où est le désaccord. Je leur souhaite de régler ça vite parce que nous, on commence à être impatients.»

Le maire de Gatineau, dont le style diffère grandement de celui de Québec, tente plutôt de ne pas laisser transparaître de signe d’inquiétude par rapport au financement de son projet de 2,1 milliards $. On sent toutefois que plus vite les sommes seront confirmées par Ottawa et Québec, mieux il se sentira. Il y a un mois, le maire Pedneaud-Jobin a reconnu, du bout des lèvres, lors d’une entrevue avec Le Droit, qu’il aimerait bien que le financement du train léger soit confirmé avant la tenue des élections fédérales d’octobre prochain.