L’aide financière pour les aéroports régionaux annoncée par Québec pourrait avoir un effet de levier dans la région.

Une aide pour les aéroports régionaux bien accueillie à Gatineau

L’aide financière pour les aéroports régionaux annoncée par Québec, vendredi dernier, pourrait avoir un effet de levier dans la région, croit le directeur général de l’aéroport de Gatineau, Gaston Cloutier.

Le gouvernement du Québec vient de mettre en place un nouveau programme national devant favoriser le développement des aéroports régionaux. Le Programme d’aide pour les dessertes aériennes régionales (PADAR) prévoit des investissements de 22,5 millions $ qui serviront essentiellement à créer de nouvelles dessertes entre les régions ou à améliorer celles déjà existantes. 

« C’est certain que ça ne peut pas nuire, note M. Cloutier. Notre aéroport va certainement soutenir les transporteurs qui souhaitent venir ici pour offrir une nouvelle desserte. Ce n’est pas un programme qui est de nature à réduire le prix des billets, mais ça pourrait grandement nous aider à attirer des transporteurs. »

M. Cloutier explique que les premiers mois d’opération d’un transporteur qui ouvre une nouvelle desserte sont souvent très périlleux financièrement. « Il faut avoir les reins très solides, dit-il. Il faut créer un marché et ça peut prendre un certain temps avant que ça devienne rentable. Ce programme-là pourrait rassurer certains transporteurs qui ont un intérêt pour une desserte à Gatineau, mais qui craignent de ne pas avoir un marché assez important à leur disposition pour que ça soit rentable. »

Une seule desserte

Une seule desserte est actuellement disponible à l’aéroport de Gatineau et elle est assurée par Air Liaison. 

Des avions font le trajet Gatineau-Québec deux fois par jour. M. Cloutier précise que de nouvelles dessertes vers Chibougamau et une autre vers Val-d’Or pourraient être intéressantes pour Gatineau. 

« Il faudrait avoir une étude de marché, mais je crois qu’il pourrait y avoir une demande intéressante pour de telles dessertes », ajoute M. Cloutier.