Le célèbre bombardier B-29 au décollage à Gatineau.

Un voyage dans le passé

Trois employés de Bombardier Aéronautique à Montréal ont rayé l'item «Voler dans un bombardier B-29» de leur liste d’objectifs à atteindre dans la vie.

Geneviève Gagné, Steve Morin et Françoys-André Clermont, des passionnés de l’aviation, sont montés à bord du Superfortress Fifi, samedi, pour survoler pendant une trentaine de minutes le ciel de la région d’Ottawa/Gatineau, un voyage dans le passé qu’ils ne pouvaient rater.

«C’était vraiment impressionnant», a résumé Steve Morin, un mécanicien en aéronautique chez Bombardier à son retour.

L’appareil légendaire qui est en visite à l’aéroport exécutif de Gatineau-Ottawa jusqu’à lundi dans le cadre du Commemorative Air Force Air Power History Tour est l’un des deux seuls B-29 au monde encore en état de voler. L’avion a été livré en 1944. Il est le même modèle qui a largué les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki au Japon, en août 1945, une offensive américaine qui a mené à la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

«Faire des sorties de 15 heures comme l’ont fait les équipages à l’époque, je ne suis pas certain que je pourrais le faire», a concédé M. Morin, qui juge très important de garder des avions historiques comme le B-29 en état de fonctionner.

La Superfortress Fifi, un B-29 livré en 1944, survole la région.

Il faut délier les cordons de la bourse pour embarquer dans l’appareil et faire un vol d’une demi-heure. Le prix des billets varie de 595 $ à 1695 $. Dix personnes à la fois peuvent embarquer. Les billets pour samedi étaient tous vendus. L’avion doit faire deux autres sorties dimanche matin, et une lundi matin.

M. Clermont a déjà fait l’expérience du B-25, un appareil qui sera à Gatineau du 6 au 12 août. Il ne pouvait laisser passer la chance de voler dans un B-29.

«Je voulais vivre l’expérience de ces jeunes lorsqu’ils étaient à la guerre, voir ce qu’ils ressentaient à bord de l’appareil. Quand tu regardes un film par la suite, tu peux vraiment comprendre ce qui se passe dans leur tête, comment ils se sentent dans l’inconfort total. Une fois que tu le vis, tu vois cette expérience avec une nouvelle paire d’yeux», a raconté M. Clermont, qui, comme M. Morin, est mécanicien en aéronautique chez Bombardier.

Geneviève Gagné, inspecteure pré-vol chez Bombardier, a tenu à vivre cette expérience et s'imprégner de l’aspect historique de l'avion.

«J’encourage le patrimoine aérien de cette manière, a-t-elle indiqué. Je veux encourager les gens derrière ces projets à continuer.»