La Ville de Gatineau vient de mettre sur pied un « sous-comité temporaire » composé d’élus pour reviser les conditions de déneigement sur le territoire, et plus particulièrement le soufflage de la neige et le déglaçage des trottoirs.

Un sous-comité proposé pour revoir le déneigement à Gatineau

Un « sous-comité temporaire » de cinq élus gatinois sera chargé de réviser les conditions du soufflage de la neige et du déglaçage des trottoirs dans les corridors scolaires, dans l’objectif de proposer au conseil municipal des changements à mettre en place dès l’hiver prochain.

« Les conditions météorologiques difficiles » de la présente saison hivernale sont à l’origine de la proposition du comité exécutif de créer ce sous-comité, une idée qui devra faire l’objet d’une approbation par le conseil municipal mardi prochain.

« On croit, avec l’hiver qu’on a connu et avec les plaintes aussi qu’on a reçues, qu’on couvre vraiment les problèmes les plus importants, a indiqué le président du comité exécutif, Cédric Tessier. [...] Le mandat exact, c’est de revoir les éléments de la politique de déneigement par rapport à l’enlèvement de la neige — ce qu’on appelle communément le soufflage — et le déglaçage des trottoirs, en s’attardant plus particulièrement sur les corridors scolaires. »

M. Tessier siégera au sein du nouveau sous-comité, tandis que quatre autres élus ne siégeant pas au comité exécutif devront y être nommés par le conseil municipal.

Les travaux du sous-comité devront être réalisés rapidement. « Les délais sont extrêmement courts, parce que si on veut être prêts à implanter des changements pour l’hiver prochain, il faut que le conseil municipal ait adopté des changements — incluant les budgets — pour juin 2019 », a expliqué M. Tessier.

Le sous-comité devrait « regarder ce qui se fait ailleurs » en matière de déneigement, mais aussi analyser des solutions ayant été rejetées ces dernières années par le conseil municipal. Cédric Tessier souligne toutefois qu’il faut « vivre avec » l’hiver et ses précipitations et qu’« il n’y a pas d’équipement miracle » pour répondre à toutes les conditions pouvant être observées au sol.

En ce qui concerne l’aspect budgétaire des opérations de déneigement, M. Tessier note qu’il y a « un certain risque à isoler un élément du budget ». « Mais en même temps, si on veut qu’il y ait des changements qui soient faits pour l’hiver prochain, ça se peut qu’on n’ait pas le choix d’aller dans ce sens-là ».

La conseillère Louise Boudrias continue pour sa part de réclamer la création d’un comité permanent sur les travaux publics, qui inclurait autant le déneigement que d’autres éléments comme la réfection de la chaussée, la production d’eau potable et les pistes cyclables. Elle soumettra une résolution au conseil municipal de mardi prochain.

« Je ne vais pas la retirer, dit-elle. S’il n’y a pas d’appuis, au moins ma sortie et mes préoccupations auront permis de faire en sorte que le comité exécutif n’a pas le temps pour s’occuper de revoir le déneigement. »

Mme Boudrias estime par ailleurs que le sous-comité que propose de créer le comité exécutif devrait avoir un mandat plus large que le soufflage et le déglaçage des trottoirs. 

« Le déneigement, ça va au-delà de ça, insiste-t-elle. Il y a par exemple tout ce qui touche la priorisation [des opérations]. »