Le conseiller Maxime Tremblay

«Un service VIP pour les élus du parti», dénonce Tremblay

Ce ne sont pas tous les élus indépendants qui sont à l'aise de travailler avec le personnel politique au cabinet du maire Maxime Pedneaud-Jobin.
Le maire de Gatineau a défendu son choix d'offrir de généreuses allocations de départ aux membres de son cabinet, dont LeDroit faisait mention dans son édition de lundi, en affirmant, notamment, que son équipe était au service de tout le conseil municipal.
«C'est plus un service VIP pour les élus du parti du maire, estime plutôt le conseiller Maxime Tremblay. De dire qu'on a un meilleur service qu'à l'époque du maire Marc Bureau, c'est faux. Ce n'est pas mieux, et ce n'est pas pire. Ce que je sens c'est que cette équipe est plus occupée sur l'image du maire que sur les priorités de Gatineau.»
Gilles Carpentier n'a pour sa part rien à redire sur la qualité du travail du cabinet du maire ni sur les allocations de départ offertes au personnel politique.
«Le maire a monté son équipe, il a négocié avec ces gens-là et il a ardemment défendu sa proposition au comité exécutif, note M. Carpentier. Je ne vais pas renier mon vote. Pour ma part, je reçois beaucoup d'appui du cabinet et c'est toujours sans allégeance politique. Moi, ce qui m'intéresse c'est de faire avancer des dossiers et peut-être que contrairement à d'autres, je ne laisse pas les questions d'allégeance politique interférer dans ma conception de ce que j'ai à faire.»
Jocelyn Blondin affirme pour sa part avoir travaillé sans problème avec le personnel du cabinet dans les dossiers liés à l'éducation, mais il précise qu'il ne serait pas totalement à l'aise de demander le soutien des adjoints politiques du maire pour les dossiers liés à son quartier. «Je préfère travailler ces dossiers avec les gens de mon quartier qu'avec des gens du parti du maire, dit-il. C'est un irritant de savoir que ces gens voudront présenter quelqu'un contre moi lors des prochaines élections.»