Le maire Maxime Pedneaud-Jobin était sur le terrain à tous les jours. Ici, il accompagne le ministre Marc Garneau et les députés fédéraux de la région lors d’une visite de la zone inondée.

Un printemps «très, très prenant» pour les équipes de la Sécurité civile

Le printemps 2017 aura été « très, très prenant » pour les équipes de la Sécurité civile, admet celui qui était directeur régional pour l’Outaouais, Gaëtan Lessard. « Mais quand tout le monde capote, nous autres, il faut qu’on reste opérationnels. »

Celui qui était jusqu’à tout récemment directeur régional de la Sécurité civile pour le territoire de l’Outaouais se souviendra longtemps des inondations historiques de l’an dernier. « On se préparait pour une crue normale », raconte Gaëtan Lessard, car les conditions météorologiques et hydrologiques « ne laissaient pas présager une situation de l’ampleur de celle qu’on a connue ».

Le rôle de la Sécurité civile dans de telles crises, « c’est d’être en soutien aux municipalités » et d’assurer la coordination des opérations, rappelle M. Lessard. Or, au printemps dernier, toutes les municipalités — petites et grandes — avaient des besoins « qui n’étaient pas nécessairement les mêmes ».

Quand l’armée est débarquée dans les villes les plus touchées, cela représentait « un répit » pour les autorités municipales. « Mais pour nous, c’était un élément à gérer de plus, parce qu’on assure la coordination gouvernementale », souligne M. Lessard.

En temps normal, lors de catastrophes comme le déluge du Saguenay ou le déraillement meurtrier de Lac-Mégantic, les différentes équipes de la Sécurité civile peuvent assurer une relève sur les territoires touchés.

« Mais en 2017, toutes les régions étaient touchées en même temps par les inondations, alors le personnel était occupé partout », relate M. Lessard. D’anciens employés — parfois rendus au sein d’autres ministères — ont donc été appelés en renfort. Les journées étaient tout de même très longues. « Ça commençait à 5-6h le matin et ça finissait vers 22 h, avec des appels la nuit pour des situations d’urgence », raconte M. Lessard.

Malgré l’expérience acquise au fil des ans, M. Lessard estime que chaque situation demeure unique.

« On a beau se préparer, on ne l’est jamais assez, parce qu’il arrive toujours des imprévus », laisse tomber celui qui chapeaute désormais le territoire de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec.

LES INONDATIONS DE 2017 À GATINEAU

  • 541 résidences évacuées par les pompiers
  • 1160 personnes prises en charge par la Croix-Rouge

En date du 1er mai 2018 :

  • 155 permis de démolition ont été octroyés par la Ville
  • 101 démolitions ont été réalisées jusqu’à présent
  • 62 terrains ont déjà été cédés à la Ville
  • 2 propriétés seront reconstruites grâce à la dérogation collective (sur les rues Jacques-Cartier et Corriveau)

Source : Ville de Gatineau