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Le verger du parc Maisonneuve était en gestation depuis environ trois ans.
Le verger du parc Maisonneuve était en gestation depuis environ trois ans.

Un premier verger citoyen à Gatineau

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
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Après des années d’efforts pour convaincre la Ville d’embarquer dans son projet, l’Association citoyenne de Pointe-Gatineau sera finalement autorisée à planter des arbres fruitiers dans le petit parc Maisonneuve du quartier Saint-Rosaire.

«Une dizaine pour commencer, des pommiers, des pêchers et quelques arbustes fruitiers, note le responsable du projet au sein de l’association, Jonathan Fortier. La Ville souhaitait qu’on avance en phases. On va commencer par ce qui représente environ le tiers du projet. On prévoit planter cet automne.»

Il s’agira d’un tout premier verger urbain entièrement porté par des résidents à Gatineau. Le Comité exécutif recommandera au conseil municipal, mardi soir, d’approuver une lettre d’entente avec l’association de résidents pour l’aménagement du verger. Les résidents ont recueilli des fonds provenant du Fonds vert et de la campagne Vivre en vert du Conseil régional de l’environnement et du développement durable de l’Outaouais (CREDDO) pour financer le projet. Ils seront responsables de l’achat des arbres et de leur entretien. La Ville ne fait qu’autoriser le projet dans son parc pour une période de dix ans.

Le verger du parc Maisonneuve était en gestation depuis environ trois ans.

«C’est un projet entièrement porté par les résidents, note la conseillère Myriam Nadeau. Le projet a demandé beaucoup de persévérance de la part de l’association. C’est une première action du genre à Gatineau et je souhaite que ça trace la voie pour d’autres et que ce soit plus facile à réaliser à l’avenir.»

Longues discussions

M. Fortier reconnaît qu’il a été ardu pour lui et son association d’avoir une entente avec l’administration municipale pour transformer une partie du parc de voisinage en verger. «La Ville a mis énormément de responsabilités sur le dos des citoyens qui portaient le projet, dit-il. C’est comme si la Ville n’était pas bien outillée pour accueillir une idée comme celle-là. Dans le fond, tout ce que la Ville a à faire dans ce dossier est de nous permettre d’utiliser un terrain qu’elle entretient et où il ne se passe rien du tout. Disons que j’ai trouvé ça un peu compliqué pour des citoyens d’avoir accès à ce qui, dans le fond, leur appartient déjà. Ce sont des années de demandes, de gestion de projet et de longues démarches. Ce n’est pas toujours facile quand on est des citoyens bénévoles.»

L’Association citoyenne de Pointe-Gatineau pourra compter sur l’accompagnement du CREDDO dans le projet, d’abord avec du financement, et ensuite avec des conseils d’experts en verdissement. «C’est un terrain de la Ville, mais c’est la communauté qui va s’en occuper entièrement, rappelle Myriam Gemme, responsable de la campagne Vivre en vert du CREDDO. Le but c’est que les porteurs d’un projet comme ça deviennent autonomes, que ce soit dans des parcs ou des écoles. Nous allons offrir des conseils pour le choix des arbres, la façon de les planter et de les entretenir. L’important c’est que le projet ne repose pas sur les bras d’une ou deux personnes, mais sur toute la communauté. La force et le succès viennent du nombre.»

Le verger du parc Maisonneuve était en gestation depuis environ trois ans.

Le verger du parc Maisonneuve était en gestation depuis environ trois ans. Il est d’une certaine façon précurseur d’un élément du nouveau plan d’action en agriculture urbaine et du système alimentaire durable, note la présidente de Gatineau, ville en santé, Renée Amyot. De telles initiatives devraient se multiplier au cours des prochaines années.