La pluie n'a pas empêché les cyclistes comme la conseillère d'Hull-Wright, Denise Laferrière, de participer à l'activité de lancement du mois du vélo, à Gatineau.

Un «Mois du vélo» tourné vers l'avenir s'amorce à Gatineau

Le « Mois du vélo » lancé, lundi, à Gatineau, aura rarement aussi bien porté son nom que cette année. L'événement coïncide avec l'amorce d'une consultation publique sur le prochain plan directeur de la Ville devant déterminer les actions à poser et les investissements à consacrer en matière d'infrastructures cyclistes pour les années à venir.
« Nous avons tous beaucoup de choses à dire sur notre réseau cyclable, mais là c'est vraiment le temps de le faire, c'est le temps où ça aura un effet au niveau politique », a lancé Jacques Fournier, président d'Action vélo Outaouais, à la vingtaine de cyclistes irréductibles ayant bravé la pluie pour souligné le début du Mois du vélo au parc Jacques-Cartier. 
Le maire Maxime Pedneaud-Jobin souhaite lui aussi que les cyclistes soient nombreux à participer à la consultation publique qui s'amorce et qui doit mener à l'adoption en décembre prochain d'un premier plan directeur vélo en dix ans. 
« C'est là-dessus qu'on va se baser pour construire nos infrastructures vélo, ça va influencer bien des années à venir, alors votre opinion est importante. C'est aussi une année électorale. C'est le temps d'exprimer des idées et de s'attendre à ce que des gens les adoptent en campagne pour que le vélo continue de progresser à Gatineau. »
Plusieurs activités sont organisées dans le cadre du Mois du vélo. Toutes les informations sont disponibles sur le site web de la Ville de Gatineau.

Gatineau doit conserver son élan

L'élan insufflé par le présent conseil municipal pour redonner à Gatineau ses lettres de noblesse en matière de cyclisme doit absolument survivre à la prochaine élection, insiste le conseiller et porte-parole de Gatineau, ville vélo, Daniel Champagne. 
« À mon avis, c'est évident que si on met en place un plan directeur vélo, le prochain conseil devra assurer le suivi, a-t-il dit, lundi matin, lors du lancement du Mois du vélo. C'est un dossier que je vais continuer à défendre, il ne faut pas perdre notre élan. J'invite la population à participer massivement à notre consultation publique afin de démontrer son intérêt. Ça serait un bon message à envoyer au conseil. »
La Ville de Gatineau investit 150 000 $ pour consulter la population et mettre à jour son plan directeur qui déterminera les investissements à faire dans l'avenir. Pour l'instant, le conseil continue d'avancer dans son plan établi en 2015 qui prévoyait des investissements au réseau cycliste de 3,4 millions $ jusqu'en 2018.
Pour le maire Maxime Pedneaud-Jobin, il ne fait aucun doute que le vélo est une priorité pour Gatineau et cela devrait se refléter dans son discours électoral des prochains mois. « C'est très haut comme priorité, dit-il. Le vélo est pour nous un avantage comparatif, c'est un gros avantage qu'on a par rapport aux autres. Notre réseau est très intéressant, voire spectaculaire, c'est un atout immense pour Gatineau. C'est bon pour notre qualité de vie, pour attirer de nouveaux résidents et aussi des touristes. »
MM. Pedneaud-Jobin et Champagne s'entendent aussi pour dire que les infrastructures pour le vélo utilitaire doivent être considérées comme les priorités en matière de cyclisme. « Plus on va investir dans notre réseau utilitaire, plus le nombre de cyclistes qui utilisent leur vélo pour se rendre au travail va augmenter, soutient M. Champagne. Il faut donner à ces gens ce dont ils ont besoin pour se rendre au boulot le plus rapidement possible. Il faut éviter des coupures dans ce réseau. »
Le déneigement du réseau cyclable utilitaire devrait aussi être pris en considération dans les opérations des équipes de déneigement de la Ville, soutient M. Champagne. Ce dernier avait d'ailleurs fait une sortie publique, cet hiver, parce que la piste cyclable de la rue Jacques-Cartier n'avait pas été déneigée. « On ne peut pas se dire ville vélo et ne pas mettre nos infrastructures à la disposition des cyclistes 12 mois par année, insiste le conseiller. L'entretien de ce réseau pourrait être fait une fois que les rues et les trottoirs sont déneigés. »