Daniel Champagne

«Un message clair», selon Champagne

Le président du conseil municipal de Gatineau, Daniel Champagne, dit percevoir un «message clair» dans le débat sur l'utilisation des huis clos que suscite le conseiller Mike Duggan.
«On doit avoir un statut réglementaire qui donne des balises claires, a-t-il dit. Je pensais qu'on l'avait. On a déjà des bonnes pistes, je crois qu'il faut les bonifier pour s'assurer que ce soit bien compris. M. Champagne a mentionné que le conseiller Duggan a soumis quelques lignes pour nourrir le débat et qu'une présentation sera faite au cours des prochaines semaines par l'administration afin que tout le monde comprenne bien ce qu'est un huis clos.
La conseillère Sylvie Goneau estime, comme son collègue Mike Duggan, qu'il est «important qu'on révise exactement les critères pour les huis clos, qu'ils soient clairs et que ce soit facile pour les Gatinois de savoir pourquoi nous devons tenir des huis clos».
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Mme Goneau précise par ailleurs que les huis clos sont plus souvent le théâtre de discussions animées et que cela mène parfois à des écarts de langage et quelques dérapages émotifs qui ne sont pas la norme en public. «C'est toujours plus direct quand les caméras ne sont pas là, dit-elle. Quand on a des idées différentes des autres, on se met dans une position pour être rabroué. Oui, parfois je sors de la norme et je me sens rabrouée autour de la table.»
Le président du conseil affirme qu'il ne tolère aucun manque de respect entre collègues lors des discussions. Il admet que certains conseillers, plus émotifs dans certains dossiers, peuvent parfois s'emporter, mais il précise qu'on est loin de l'intimidation. «Chaque fois, je fais un rappel à l'ordre et ça demeure poli et respectueux.