Pascal Deslauriers de Méchoui Paco prépare le repas.

Un méchoui pour les sinistrés et les bénévoles

Entraide, bonté, générosité. Ces trois mots décrivent assez justement l’implication des bénévoles et des commerçants envers les sinistrés des inondations printanières. Même ces derniers n’hésitent pas à aider leurs voisins, eux aussi victimes de la crue des eaux.

L’étape de l’ensachage de sable est terminée. Plusieurs s’affairent donc depuis les derniers jours à cuisiner des repas et à acheter de la bouffe et des breuvages pour les résidents des zones touchées.

Dimanche, à l’angle des rues de Versailles et Watt, non loin du boulevard Hurtubise, l’heure était au méchoui pour les sinistrés et les bénévoles. Des tables et des chaises ont été installées à côté du four à bois. Le tout était organisé par Pascal Deslauriers, de Méchoui Paco, et Maxime Desjardins, des Serres Bergeron, deux entreprises de Notre-Dame-du-Laus.

Les organisateurs avaient de la viande pour servir quelques centaines de personnes, gracieuseté notamment de deux supermarchés et d’une boucherie.

« Ça n’a pas de prix pour nous d’aider les gens qui ont de l’eau jusqu’au cou. Nous sommes là pour ça, pour les aider, a indiqué M. Desjardins. C’est notre bonne action du début de la saison. »

« Les méchouis, c’est mon passe-temps, c’est ma passion. En plus de venir m’amuser, j’aide le monde », a continué M. Deslauriers.

Ce ne sont pas tous les sinistrés des inondations sur le boulevard Hurtubise qui ont l’occasion de venir chercher leur repas, notamment parce qu’ils n’ont pas d’embarcation pour se rendre sur la terre ferme. Pas de trouble, Michel Lamothe et François Cléroux, deux résidents du boulevard Hurtubise, se sont fait un plaisir de leur livrer le souper, comme ils le font régulièrement depuis plusieurs jours à bord de leur chaloupe baptisée « La popote flottante ».

Pat Chartrand, avec son vieux camion de l’armée, est un autre bénévole qui se donne corps et âme depuis le début de la situation de crise. Il apporte son aide avec sa machinerie lourde, et livre lui aussi des repas grâce à son ponton. Tous sont unanimes à le qualifier de superhéros. Une femme sinistrée rencontrée dimanche midi à l’intersection Watt et de Versailles était envahie par les émotions en décrivant l’implication de M. Chartrand.

Yves Légaré est administrateur de la page Facebook Aide aux sinistrés des inondations 2019, qui compte quelque 11 130 membres.

Réseaux sociaux

Les réseaux sociaux jouent un rôle important dans les communications entre les sinistrés et ceux qui veulent aider.

La page Facebook Aide aux sinistrés des inondations 2019 compte quelque 11 130 membres. Nombreuses sont les personnes qui l’ont utilisée pour savoir où remplir des sacs de sable, et pour suggérer des endroits où les déposer. Elles sont encore plusieurs à la consulter pour savoir où aller porter des vivres aux bénévoles et aux résidents des zones inondées.

« Beaucoup de gens veulent s’impliquer. C’est vraiment impressionnant », a réagi la créatrice de la page, Mélissa Landry.

« C’est énorme comme impact. Je ne m’attendais pas à ça », a renchéri Yves Légaré, administrateur de la page.