Un groupe de 14 bénévoles a décidé de quitter le parc floral Dalton, à Gatineau, afin de protester contre des gestes «injustes et inadmissibles» subis aux mains de la nouvelle direction générale du fleuron touristique gatinois.
Un groupe de 14 bénévoles a décidé de quitter le parc floral Dalton, à Gatineau, afin de protester contre des gestes «injustes et inadmissibles» subis aux mains de la nouvelle direction générale du fleuron touristique gatinois.

Un groupe de bénévoles du parc Dalton furieux contre la direction générale

EXCLUSIF / Un groupe de 14 bénévoles a décidé de quitter le parc floral Dalton, à Gatineau, afin de protester contre des gestes «inadmissibles et injustes» subis aux mains de la nouvelle direction générale du fleuron touristique gatinois. Ces départs pourraient avoir des répercussions importantes sur l’entretien du parc écologique de l’est de la ville, selon des bénévoles.

Le départ de ces 14 bénévoles diminue les effectifs sur le terrain pour assurer l’entretien du parc écologique en entier. «Si la situation ne change pas, j’ai bien peur que ce projet-là va en manger une maudite», prévient Yvan Bélanger, bénévole au parc Dalton depuis 4 ans, en entrevue avec Le Droit.

Cette décision du groupe de bénévoles survient à la suite du congédiement, dimanche dernier, de l’horticultrice bénévole Joanne Mongeon.

Dans la lettre de congédiement signée par la directrice générale Anne Bossé, dont Le Droit a obtenu copie, on peut lire que le retrait des fonctions de Mme Mongeon est dû à «des bris majeurs de sécurité».

La lettre cite un événement en particulier où la porte de la serre serait restée ouverte, laissant des produits chimiques et des outils à la portée des visiteurs.

«Cette situation a été discutée avec vous dans le passé, mais vos agirs continuent de mettre la vie des gens en danger et portent atteinte à la responsabilité de la Ville de Gatineau», peut-on lire dans la lettre qui a été remise à Mme Mongeon.

Le Droit n'a pas été en mesure de s'entretenir avec Mme Bossé.

Certains bénévoles du parc n’ont pas digéré la façon dont la nouvelle direction s’y est prise pour passer son message.

«Nous en tant que bénévoles qui se rapportaient à Joanne, on a trouvé ça totalement inadmissible et injuste. Selon les normes du travail, on doit donner des avis formels avant de congédier quelqu’un. On trouve que ce n’est pas une manière de traiter quelqu’un qui a passé 7 années de sa vie au parc Dalton pour aider à en faire un des joyaux floraux de la région», plaide M. Bélanger. «Il n’y a jamais eu d’accident de travail durant les sept années où Joanne était avec nous».

De son côté, le président du conseil d’administration de parc Dalton, Aurèle Desjardins, souligne que l’arrivée d’une nouvelle direction générale fait partie d’un plan d’action qui a été approuvé par le conseil l’an dernier.

«Depuis l’an dernier on amener une direction générale, on a élaboré des plans d’action qui ont été entérinés par le conseil d’administration et maintenant on le mets en place. C’est certain que ça change les pratiques, mais c’est toujours dans l’objectif où on veut que nos bénévoles soient bien encadrés», a précisé M. Desjardins.

Une soixantaine de bénévoles s'impliquent au parc Dalton.

Lettre à la présidence

Le groupe de bénévoles a fait parvenir jeudi dernier une lettre adressée à M. Desjardins, lui faisant part de leur mécontentement face à la situation.

Dans cette lettre qui a été consultée par Le Droit, le groupe de 14 bénévoles déplore le bris du lien de confiance qui unit l’employeur et les bénévoles du site.

Ils déplorent aussi le fait que le conseil d’administration, sur lequel siège le conjoint de Mme Mongeon, n’a pas été consulté avant la prise d’une telle décision.

«À cause de cette décision qui semble avoir été prise unilatéralement par la directrice générale, le lien de confiance et surtout de respect, qui se doit d’exister dans toute organisation sérieuse, a été irrémédiablement brisé.»

«Le motif invoqué «santé et sécurité au travail» dans la lettre de congédiement, est inadmissible et injuste compte tenu du fait qu’aucun incident ne s’est récemment produit, mais surtout compte tenu du fait qu’aucun avertissement écrit n’a été émis avant le congédiement», indique le groupe de bénévoles dans leur lettre à la présidence du parc.

Pas de retard dans l’entretien

De son côté, M. Desjardins estime que le départ de ces bénévoles ne provoque aucun retard dans l’opération et l’entretien du parc.

«Oui, on a quelques bénévoles qui ont décidé de quitter pour des raisons qui leur appartiennent, mais on a quand même un bon groupe de bénévole, donc ça ne vient pas nécessairement avoir un impact sur l’opération du parc comme tel», a-t-il indiqué, ajoutant qu’il y a une soixantaine de bénévoles qui s’impliquent à différents niveaux.

M. Desjardins affirme avoir écrit à ce groupe de bénévoles pour leur signifier que la porte est toujours ouverte à un éventuel retour.

«S’ils veulent revenir, ils sont les bienvenus, on a apprécié le travail qu’ils ont fait chez nous et ça a permis au parc de se rendre là où il est présentement. C’est une décision qu’eux ont prise de quitter.»