Richard Bégin

«Un faux départ» pour Richard Bégin

Le conseiller du Plateau, Maxime Tremblay, est d'avis que Richard Bégin a fait «un faux départ» à titre de nouveau président du comité d'urbanisme de Gatineau et juge «déplorables» ses propos voulant que des promoteurs et des urbanistes doivent le craindre.
«Quand tu réponds 'oui' à la question: est-ce que les gens doivent vous craindre, c'est à mon avis déplorable, lance M. Tremblay. Ce n'est pas une attitude gagnante. Ça rend la collaboration difficile. Il y a une différence entre donner des orientations et dire que les gens doivent avoir peur.»
M. Tremblay fait référence aux propos tenus par M. Bégin dans l'édition du Droit du 9 janvier dernier.
«Compte tenu de mes valeurs, oui, il y a des promoteurs qui doivent me craindre et oui, il y a peut-être certains urbanistes qui doivent me craindre, affirmait le président du comité d'urbaniste. Mais je ne suis pas quelqu'un de confrontation. Je préfère fonctionner sur une base consensuelle même s'il y a des principes sur lesquels je ne suis pas prêt à plier.»
Les critiques de M. Bégin envers les ensembles commerciaux du Plateau sont aussi disproportionnées, selon M. Tremblay.
Le développement du secteur commercial à l'ouest du boulevard des Grives n'aura rien à voir avec ce qui a été développé à l'est, au cours de la dernière décennie.
«On ne le voit pas encore parce que ce n'est pas terminé, mais il y aura beaucoup plus d'arbres, moins de stationnements, des trottoirs et les bâtiments ont la certification LEED, signale M. Tremblay. C'est un ensemble commercial qui a été adopté à l'unanimité.»
Le nombre restreint de stationnements dans le nouvel ensemble commercial fait toutefois l'objet de plaintes des résidents, indique le conseiller municipal du Plateau.
«Nous souhaitons un partage des stationnements grâce à la mixité des commerces, explique le conseiller Maxime Tremblay. Par exemple, nous pensons que les stationnements de la Caisse Desjardins, fermée les soirs, serviront aux clients du Boston Pizza. Ça demande un petit changement d'habitude. Les gens doivent accepter de marcher deux minutes.»