Deux options s’offrent pour la bibliothèque Lucy-Faris dans le secteur Aylmer : l’agrandissement ou le déménagement.

Un épais brouillard autour de la bibliothèque Lucy-Faris

L’agrandissement ou le déménagement de la bibliothèque Lucy-Faris deviendra l’un des dossiers les plus chauds dans le secteur Aylmer et à la table du conseil au cours des prochains mois. Un agrandissement à la place des Pionniers ou un déménagement à proximité, dans le cœur du Vieux-Aylmer ; les deux options semblent toujours diviser le conseil municipal.

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin n’a pas l’intention de se perdre en conjecture dans ce dossier ni de voir s’éterniser les discussions à la table du conseil. « Cette bibliothèque est complètement désuète, a-t-il insisté. On doit agir vite. On ne peut pas réfléchir à ça pendant trois ans. Il faut une décision du conseil cette année. » Une somme de 22,5 millions $ a été réservée pour la nouvelle bibliothèque Lucy-Faris dans le dernier budget.

À la lumière des réponses offertes sur le sujet, jeudi, par la conseillère Nathalie Lemieux, les élus semblent encore loin de pouvoir statuer sur ce projet. Son travail à titre de présidente de la commission des arts, de la culture et des lettres dans ce dossier s’est résumé, jusqu’à maintenant, à une discussion avec la conseillère du quartier Audrey Bureau et une visite de la bibliothèque.

« C’est l’analyse que j’ai faite personnellement », a-t-elle précisé.

Questionnée à savoir si elle avait bien reçu une présentation des services concernant l’état de la structure de l’immeuble de place des Pionniers, Mme Lemieux a rappelé que « vous devez comprendre que je suis la présidente de la commission depuis pas longtemps, je ne sais pas toutes les informations et tout ce qui se passe, on nous a parlé, mais je n’ai pas tous les détails ».

Mme Lemieux a répété qu’il y a plusieurs options sur la table, sans vouloir les énumérer ou les apprécier. « Quand une position sera prise, vous serez avisé, a-t-elle mentionné. On n’a pas tous les détails de toutes les options et tant qu’on n’aura pas ça, on ne pourra pas se prononcer. Quand on aura tout analysé, on pourra commencer le débat. On ne peut pas débattre sur quelque chose quand on ne sait même pas si c’est A, B ou C. »

Et ce débat, quand pourra-t-il commencer ? « Quand tout le travail aura été fait », a-t-elle dit.

Une bibliothèque dans la salle de réunion du cabinet

Il y a une bibliothèque dans la salle de réunion du cabinet du maire de Gatineau. 

« Il y a toute sorte de choses dedans, des livres qui sont là je ne sais pas trop pourquoi et des vieux bibelots », mentionne Maxime Pedneaud-Jobin. 

L’Association des auteurs et auteurs de l’Outaouais (AAAO) a décidé de s’en occuper et de lui donner un coup de lustre régional en mettant sur pied le projet de Bibliothèque du maire. 

L’idée a germé pendant le dernier Salon du livre. 

Elle sera bientôt étoffée d’œuvres littéraires en tout genre, écrites par des auteurs de la région de l’Outaouais et de l’Ontario francophone. 

Les livres qui s’y retrouveront auront été choisis par l’AAAO et pourront être offerts par le maire aux différents dignitaires de l’extérieur qui viendront au cabinet. 

« La Bibliothèque du maire est l’une des nombreuses preuves de l’implication de la Ville dans la culture régionale, a indiqué Michelle Lapierre, directrice de l’AAAO. Les liens qui nous unissent à la Ville sont à la fois nombreux, précieux et durables. »