Le maire Maxime Pedneaud-Jobin croit que le rejet des tours sur la rue Laurier est un atout pour le marché immobilier de Gatineau.

Un «élan» pour le centre-ville, dit le maire

Le rejet des tours Brigil sur la rue Laurier, mardi, au conseil municipal, donnera un « élan » au marché immobilier du centre-ville, croit Maxime Pedneaud-Jobin. Une affirmation qui prouve, selon l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ), que le maire de Gatineau « vit sur une autre planète ».

Le marché de l’immobilier du centre-ville sait maintenant à quoi s’attendre après quelques années d’incertitude créées par le projet Place des peuples, explique le maire Pedneaud-Jobin, en entrevue avec Le Droit. « Les promoteurs savent maintenant qu’on a un plan dans le centre-ville et qu’on le respecte, dit-il. Ils savent que leurs investissements sont en sécurité et que tout le monde joue selon les mêmes règles. »

Les deux tours proposées par l’homme d’affaires Gilles Desjardins totalisaient 90 étages de condominiums, d’hôtellerie et d’espaces commerciaux.

À lui seul, ce projet était suffisant pour chambouler ces trois marchés dans le centre-ville, estime M. Pedneaud-Jobin. Le conseiller du centre-ville, Cédric Tessier, précise que « plusieurs autres projets » étaient en attente de voir ce que le conseil allait faire du quartier du Musée et du projet des tours avant d’aller de l’avant.

« La décision du conseil vient mettre fin à l’incertitude dans le marché, dit-il. Ça stabilise le tout. Pour plusieurs entrepreneurs qui souhaitent investir dans le centre-ville, la décision du conseil est une bonne nouvelle. »

Le directeur général de l’APCHQ en Outaouais, Benoît Mottard, sursaute en entendant de tels propos de la part du maire et du conseiller.

« Je ne vois pas comment un maire peut trouver que l’abandon d’un projet de 400 millions dans son centre-ville est une bonne nouvelle pour le marché immobilier, lance-t-il. La Ville souhaite attirer 10 000 nouveaux résidents dans son centre-ville. On est encore loin du compte. Il y a donc suffisamment de place dans le marché pour les tours Brigil et les autres promoteurs qui ont des projets de plus petite envergure. Le marché est là, mais le maire ne comprend visiblement pas comment ça fonctionne. Il vit sur une autre planète. »