Lors de l'étude du budget, en novembre dernier, le conseil municipal a décidé de  fermer la salle de musculation du Centre sportif de Gatineau.

Un effort pour sauver la salle de musculation du Centre sportif

Des dizaines d'utilisateurs du Centre sportif de Gatineau se mobilisent afin d'empêcher la Ville de fermer la salle de musculation située au 3e étage de l'immeuble pour des raisons « purement budgétaires », a appris Le Droit.
Cette décision de l'administration est complètement passée sous le radar, en novembre dernier, lors de l'étude du budget. Elle avait reçu l'aval du conseil municipal puisque le maintien de ce service à la population était de moins en moins justifiable compte tenu d'une baisse de 51 % des abonnements entre 2014 et 2016. 
La salle, bien que relativement petite, est particulièrement prisée par une certaine clientèle qui préfère ce type d'environnement aux différents gymnases d'entraînement gérés par l'entreprise privée. En fermant la seule salle de conditionnement physique sous sa responsabilité, Gatineau sera l'une des seules grandes villes de la province à ne pas offrir ce service à sa population. 
Le conseiller du district, Daniel Champagne, a récemment été interpellé par des citoyens qui souhaitent que la ville fasse marche arrière dans ce dossier. « Un regroupement de citoyens est en train de s'organiser, note M. Champagne. Une pétition comptant environ 200 noms est en circulation. J'ai communiqué avec nos services et j'ai demandé un moratoire pour qu'on puisse bien étudier le dossier avant de décider officiellement de fermer le gymnase d'entraînement. »
M. Champagne souhaite en savoir davantage sur ce que ce centre représente comme dépenses pour la Ville. Il ajoute que les arguments des citoyens souhaitant conserver ce service sont très pertinents. « La décision qui avait été prise était purement budgétaire, dit-il, mais en même temps on se veut une ville verte et en santé. Je suis d'accord avec l'argument voulant qu'une grande ville comme la nôtre doit offrir ce type de service à sa population. »
Le conseiller affirme vouloir travailler en collaboration avec le regroupement de citoyens récemment formé afin de développer un argumentaire qui pourrait permettre de convaincre ses collègues autour de la table du conseil de faire marche arrière. 
Aucune date n'a encore été déterminée pour la fermeture du centre d'entraînement. M. Champagne souhaite avoir l'occasion d'entamer un débat sur la question avant l'étude du prochain budget. 
« Si vraiment il y a un intérêt de la population et que ça répond à un besoin, je vais m'alimenter de ça pour convaincre mes collègues », a-t-il ajouté.