La STO a enregistré une hausse de 11% de son achalandage, presqu’un record pour la société de transport.

Un achalandage presque record pour la STO

La Société de transport de l’Outaouais (STO) enregistre une hausse quasi record de son achalandage de 11 % pour l’automne, ce qui fait dire au transporteur public qu’il est parmi ceux ayant la plus forte croissance à travers le pays depuis 2016.

Pour la période comprise entre 26 août et le 29 novembre, le nombre de validations de cartes à puce a une fois de plus augmenté et on frôle maintenant la barre des 40 000 déplacements. Globalement, on parle d’une croissance de 27 % ces trois dernières années.

« On ne parle pas de vente de titres, mais vraiment de gens qui embarquent dans les autobus. On voulait comparer des pommes avec des pommes. On sort du lot, on est comme un cas d’espèce en ce moment », signale la porte-parole de la STO, Sophie St-Pierre.

Qu’est-ce qui explique ces statistiques qui atteignent des niveaux jamais vus depuis le début des années 2000 ?

« Tous les facteurs ne sont pas nécessairement clairs. Le transport en commun a le vent dans les voiles, mais il y a aussi un contexte extérieur à la STO, par exemple le plein emploi dans la région. Quand tu investis, il y a une croissance. Dans le transport en commun, c’est l’offre qui dicte la demande, et non l’inverse, mais ce n’est pas la seule cause », explique-t-elle.

La STO indique qu’à titre comparatif, elle a offert 2800 voyages par jour au cours de l’automne qui vient de prendre fin, comparativement à 2675 pour la même période en 2018.

Il s’agit d’une hausse de près de 5 %. Elle rappelle avoir investi une somme record de quatre millions $ pour améliorer l’offre sur son réseau, ajoutant plus de 24 000 heures de service additionnelles.

« Ça fait une différence, en fin de compte. Sans argent, on ne peut pas avancer », ajoute Mme St-Pierre.

Un montant équivalent est prévu en 2020, « ce qui fera de la STO la seule société de transport au Québec à bonifier son offre de service de 5 % annuellement pendant trois années consécutives, et ce, conformément à la Politique de mobilité durable — 2030 (lancée par le gouvernement du Québec) », indique la présidente du transporteur public, Myriam Nadeau.

Quant aux surcharges, c’est-à-dire lorsque l’autobus est complet et que le chauffeur est dans l’obligation de laisser un ou des clients à l’arrêt d’autobus, elles sont passées de 5016 à 4209, un recul de 16 %.

Par rapport à 2018, elles avaient augmenté au cours du mois de septembre, mais ont ensuite chuté en octobre et novembre, indique-t-on.

Les lignes 200, 24, 59, 100 et 400 sont celles qui ont enregistré le plus grand nombre de surcharges, même si celles-ci ont diminué au fil des derniers mois dans des proportions variant entre 6 et 50 %.

Parmi les arrêts d’autobus où on a signalé le plus de surcharges, notons ceux de Wellington/Bank, Terrasses de la Chaudière, Portage/Aubry, Rivermead et la station de La Gappe.

Cet achalandage important amène sa part de défis opérationnels, concède la STO.

« Ça met beaucoup de pression sur nos équipes, autant les employés d’entretien que les chauffeurs. Les clients aussi trouvent ça difficile parfois. Sauf que les gens doivent comprendre que nous sommes conscients de la situation. On sait où sont nos points chauds, on les surveille. On veut améliorer le réseau », affirme Mme St-Pierre.

On dénombre présentement 345 autobus dans la flotte de la STO, dont 85 articulés. Au total, 43 nouveaux autobus hybrides réguliers feront leur arrivée dans les garages d’ici mars.

« Ça va faire du bien, car sinon on joue essentiellement avec les mêmes pièces sur l’échiquier. Ça va être un bonus », dit-elle.