Selon le conseiller Maxime Tremblay, qu'on voit ici en compagnie de l'entrepreneur Claude Hamelin lors des consultations sur le projet, le thème de l'eau permettra aux gens de mieux s'identifier à Destination Gatineau.

Un accueil tiède à Destination Gatineau

Le projet Destination Gatineau, dont le plan d'affaires a été présenté au conseil municipal mardi matin, a reçu un accueil plutôt tiède de la part de certains élus, le maire Maxime Pedneaud-Jobin en tête.
«‪C'est un projet flou et on n'a pas une vague idée comment ça va coûter», a lancé le maire à la suite de la présentation.‬
Le maire a toutefois reconnu beaucoup de valeur à plusieurs aspects du projet.
«Ça nous prend une vision claire (du développement du centre-ville), ils en proposent une. Mais je ne pense pas que c'est tout à fait la bonne. Mais il y a une grande partie de ça (Destination Gatineau) qu'on garde, ce n'est pas vrai qu'on va jeter ça aux poubelles.»
Le maire a aussi questionné le mode de gouvernance du projet, qui est actuellement chapeauté par une corporation. M. Pedneaud-Jobin croit que Destination Gatineau doit plutôt être géré par la Ville.
Le conseiller Maxime Tremblay, partisan du projet, croit qu'il serait «dommage» que le conseil ne donne pas suite au projet, «sans aller voir le potentiel de financement».
Le plan d'affaires de Destination Gatineau déposé, son promoteur Claude Hamelin se dit prêt à aller de l'avant avec la recherche de financement à Québec et Ottawa.
Le projet, qui devrait être lancé en 2017, à temps pour les célébrations du 150e du Canada, requiert des investissements de 138 millions de dollars. On attend 3 millions de visiteurs dans les cinq prochaines années.
Certaines attractions seraient payantes, et généreraient des revenus de 1,5 million de dollars. La firme Zins Beauchesne et associés prévoit des revenus d'environ 5 millions $ dans les coffres de la Ville en taxes.
Cinq ou six grands événements viendraient animer le site du parc Jacques-Cartier, et de plus petites manifestations culturelles seraient aussi présentées sur d'autres sites, dont près du ruisseau de la Brasserie.
Le ruisseau ferait par ailleurs partie du projet, lui qui n'était pas dans les plans initiaux.
«C'est sûr que ce n'était pas mon mandat de départ de regarder le ruisseau de la Brasserie», a admis Claude Hamelin.
Rappelons que la revitalisation de ce plan d'eau était privilégiée par le parti du maire, Action Gatineau.
Cette nouvelle mouture du projet tient aussi compte de critiques formulées lors des consultations publiques. De nombreuses personnes avaient noté que le projet n'incitait pas les visiteurs à pénétrer le centre-ville.
M. Hamelin dit avoir réglé le problème avec la création d'axes d'animation guidant les visiteurs vers la rue Laval et le secteur de la rue Aubry, notamment.
Le projet a aussi l'ambition de s'autofinancer, grâce entre autres à des commandites.
Le conseiller Gilles Carpentier s'est quant à lui dit sceptique quant au respect de l'horizon 2017 pour le lancement du projet.