Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a fait sa rentrée politique en prédisant beaucoup de débats autour du transport.

Transport et programme du conseil au menu

L’élaboration du programme du conseil pour le prochain mandat et le futur lien rapide de transport en commun vers l’ouest occuperont beaucoup de place dans le débat public à Gatineau d’ici l’été prochain. C’est ce qu’a fait savoir le maire Maxime Pedneaud-Jobin, lundi, lors de sa traditionnelle rentrée politique.

« Transport, transport, transport », a-t-il lancé pour bien préciser l’importance qu’occupera ce dossier au cours des prochains mois. Une toute première rencontre officielle du comité sur le transport en commun où siègent les maires de Gatineau et d’Ottawa est prévue au cours des prochaines semaines. « Il sera aussi beaucoup question de déplacements, de mobilité, de transport cyclable, tant d’hiver que d’été, et du lien rapide vers l’ouest, a ajouté le maire de Gatineau. Aylmer sera la grande priorité en transport. C’est là où les gens ont le plus de difficultés en matière de transport. »

M. Pedneaud-Jobin souhaite que le conseil se prononce rapidement sur les grands principes du projet de lien rapide vers l’ouest afin que la Ville puisse s’inscrire à la deuxième phase du généreux programme fédéral d’infrastructures. « Je crois qu’il y a une majorité qui est d’accord avec l’idée qu’on doit avoir la même technologie qu’à Ottawa et ça, c’est un train léger, avance le maire. Ensuite, la question, c’est par où ça passe. Ça va nous occuper beaucoup parce que le temps joue contre nous et on doit aller rapidement. » La Ville a jusqu’en juillet pour déposer un projet.

Ces discussions pourraient avoir lieu en même temps que celles devant mener à l’adoption d’un programme du conseil. Aucune date n’a encore été déterminée pour cet exercice, mais le tout doit se faire en public. Le maire a précisé que des lettres de mandat découlant des orientations du programme du conseil seront ensuite remises aux différents présidents de comités et de commissions. 

M. Pedneaud-Jobin affirme ne pas voir d’« enjeu extrêmement grand » se profiler à l’horizon en prévision des débats à venir sur ce programme commun. « On est d’accord sur les vrais enjeux, dit-il. Les débats arrivent quand il faut décider d’une façon de travailler. Je veux, pour ce mandat, investir moins de temps dans le débat théorique sur un programme et plus de temps quand les dossiers arriveront à la table. »

Une centaine de propositions à débattre

De l’aveu même du président du conseil, Daniel Champagne, l’exercice auquel le maire convie son conseil sera « périlleux ». La conseillère Louise Boudrias ajoute que l’ébauche de programme soumise aux élus contient actuellement plus de 170 propositions. Tous s’entendent pour dire que plusieurs énoncés du programme font consensus autour de la table du conseil, mais certains éléments accrochent déjà. 

« Personnellement, je trouve que ce programme devra faire une plus grande place au développement économique, indique M. Champagne. J’ai appuyé la hausse des taxes en disant qu’il fallait diversifier nos sources de revenus et ça doit passer, entre autres, par le développement économique. On doit travailler plus fort avec nos entrepreneurs et nos promoteurs pour attirer plus d’événements et plus de développement résidentiels et commerciaux. Il y a aussi le projet de Place des festivals qui est absent actuellement. Ça doit se retrouver dans le programme du conseil. » Mme Boudrias abonde dans le même sens que son collègue.

Cette dernière et le conseiller Jocelyn Blondin affirment d’ailleurs n’avoir aucun problème à ce que les élus indépendants discutent entre eux de leurs priorités en prévision de cet exercice public, mais tous deux rejettent catégoriquement la possibilité de former un parti ou un regroupement officiel pour le faire tel que le propose le conseiller Mike Duggan. Ce dernier a refusé, lundi, d’accorder une entrevue au Droit