La Ville de Gatineau, appuyée par Québec et Montréal, demande au gouvernement fédéral de créer un fonds pour financer des projets majeurs de transport en commun.

Transport en commun: un nouveau fonds fédéral demandé par Gatineau et Québec

Les villes de Gatineau et Québec, appuyées par Montréal, demandent au gouvernement fédéral de créer un fonds particulier pour financer des projets majeurs de transport en commun dans les municipalités de taille moyenne. «La campagne électorale fédérale qui s’en vient, nous, on va la faire là-dessus», indique le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

Il est désormais évident que les villes comme Gatineau et Québec n’arriveront pas à boucler le financement de leurs projets majeurs de transport en commun avec les sommes mises sur la table par le gouvernement fédéral, et que sans un plus grand effort financier d’Ottawa, le gouvernement du Québec n’est pas chaud à l’idée d’augmenter sa participation.

Avec l’achalandage comme principal critère de l’actuel programme fédéral d’infrastructures, ces villes se retrouvent assises entre deux chaises. E

lles sont assez grosses pour nécessiter l’aménagement de lourds projets structurants sur leur territoire, mais ne disposent pas de l’achalandage suffisant pour profiter pleinement des programmes en place.

«Ça fonctionne pour les plus petites municipalités, et pour les grandes villes qui vont chercher la part du lion, mais les villes comme nous, on se retrouve devant une situation où il faut enlever aux plus grandes pour donner aux moins grandes, comme on est en train de le voir entre Montréal et Québec, explique le maire Pedneaud-Jobin. Ça n’a pas de bon sens. Pour moi, c’est une concurrence qui est malsaine. Face aux changements climatiques, ça prend des investissements massifs et rapides en transport en commun. Il faut dire oui aux principaux projets. Il faut trouver une façon pour que les trois pôles urbains du Québec aient accès à des programmes pour du transport en commun solide, structurant et d’envergure.»

Le maire Pedneaud-Jobin souhaite que cette demande à l’endroit du fédéral puisse être appuyée par le gouvernement du Québec.

Dans la réalité, cela signifie que Québec devrait lui aussi allonger quelques milliards supplémentaires pour compléter le financement fédéral. «On va réfléchir à la mécanique, explique le maire, mais le principe c’est que ça prend plus d’argent pour répondre à ce problème particulier, parce que sinon, on dépense des millions de dollars [pour faire des études] pour des projets dont on ne sera pas capable de boucler le cadre financier.»

Le premier ministre François Legault a réitéré sa volonté d’investir dans un certain nombre de projets structurants et celui de Gatineau en fait partie.

«Il veut faire du Québec une vitrine pour le transport en commun, il veut que ce soit électrique, note M. Pedneaud-Jobin. On cadre exactement dans les priorités de Québec.»