Le conseiller municipal et président du Comité consultatif d’urbanisme (CCU), Jocelyn Blondin.
Le conseiller municipal et président du Comité consultatif d’urbanisme (CCU), Jocelyn Blondin.

Transparence au comité de démolition à Gatineau: Blondin s’excuse et corrige la situation

La Ville de Gatineau s’excuse pour une deuxième fois en deux ans pour des lacunes de transparence concernant les façons de faire de son Comité sur les demandes de démolition et s’engage à corriger la situation. Les informations de nature publique que la ville négligeait de rendre disponibles pour les citoyens depuis deux ans lors des demandes de démolition seront de nouveau accessibles à la prochaine réunion du comité.

Le président du Comité consultatif d’urbanisme (CCU), Jocelyn Blondin, s’était excusé une première fois, en 2018, lorsque le Bureau du commissaire aux plaintes du ministère des Affaires municipales avait pris la Ville en défaut parce qu’elle s’obstinait à tenir à huis clos les rencontres du Comité de démolition. Cette façon de faire ne respectait pas la loi. C’est Bill Clennett qui avait sonné l’alarme.  

«On appliquait la manière de fonctionner en place sans poser de question, avait alors reconnu M. Blondin. On aperçoit que ça doit se faire en public et on va maintenant le faire.» M. Blondin n’avait pas été en mesure d’expliquer comment Gatineau avait pu s’éloigner de la loi aussi longtemps sans que personne au sein de l’administration ou du conseil intervienne. 

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C’est sensiblement la même histoire se répète aujourd’hui. C’est encore Bill Clennett qui signale les écarts du Comité sur les demandes de démolition. Le Droit a révélé, lundi, que le comité a cessé depuis 2018 de rendre publiques des informations qui auraient dû l’être dans le cadre des demandes de démolition. Les explications de M. Blondin concernant ce nouvel incident ressemblent aussi beaucoup à celles de 2018.

«Je n’avais pas constaté ça avant hier, a reconnu M. Blondin. On ne sait pas de qui ça vient, ni pourquoi. On ne cherche pas de coupable non plus. Ce n’était pas un mandat politique en tout cas. On ne sait pas ce qui est arrivé depuis 2018. On s’en excuse. Le but n’était pas de cacher de l’information. On va corriger la situation et désormais faire en sorte que toute l’information qui doit être publique puisse l’être.»