Selon l’Institut de l’environnement , du développement durable et de l’économie circulaire, la «symbiose industrielle» fait de plus en plus jaser dans les milieux économiques.

Transition énergétique et nouvelle économie

Les changements climatiques l’imposent de plus en plus. La transition énergétique est à nos portes. C’est un enjeu stratégique dans tout le pays qui viendra modifier notre économie. Ce qui reste à savoir c’est comment on y va et à quel prix.

La coordonnatrice de l’Institut de l’environnement, du développement durable et de l’économie circulaire (EDDEC), Mélanie McDonald, en est convaincue et elle a tenté d’offrir un début de réponse aux organisations, gens d’affaires et politiciens qui assistaient, vendredi dernier, au Sommet ÉVO, organisé par le Conseil régional de l’environnement et du développement durable de l’Outaouais. L’EDDEC est un partenariat entre l’Université de Montréal, les HEC Montréal et la Polytechnique de Montréal.

« Nous serons dans un modèle de transition pour les 15 à 20 prochaines années, a expliqué Mme McDonald en entrevue avec Le Droit. Les prochaines années devraient donner lieu à une véritable prise de conscience d’à quel point économie et environnement ne sont plus en opposition, qu’on ne peut plus les mettre en opposition. »

Les gens se sont familiarisés avec le recyclage et le compostage, mais il y a aussi la « symbiose industrielle » qui fait de plus en plus jaser dans les milieux économiques, note Mme McDonald. Ça nécessitera une série de partenariats entre les différentes industries et entreprises d’une même région pour que ça fonctionne. En résumé, les rejets de l’un deviendront le carburant ou la matière première de l’autre.

« C’est un nouveau modèle économique qui fait sa place et qui est tout à fait compatible avec la volonté de transition et d’avoir une meilleure utilisation de nos hydrocarbures, dit-elle. Québec veut d’ailleurs se doter d’une feuille de route d’ici 2020 pour mieux se diriger vers l’économie circulaire et la transition énergétique. Nous devrons mieux utiliser nos hydrocarbures si on souhaite s’en servir comme passerelle vers la nouvelle économie. »

Pour l’instant, les différents ministères concernés réfléchissent à la manière de mettre en place les mécanismes nécessaires à cette transition dans l’appareil gouvernemental et dans les villes, note Mme McDonald.

« Le gouvernement est à l’étape de réfléchir à ses plans d’action, dit-elle. C’est maintenant qu’il faut le faire pour que le jour venu, le tout soit cohérent et que les organisations puissent s’approprier les nouvelles façons de faire et changer leur modèle d’affaires. »