La conseillère municipale Louise Boudrias

Transférer les camps de jour aux OBNL

Les camps de jour sont un service de base apprécié et pour lequel la demande est forte, convient Louise Boudrias, en accord avec le maire sortant Maxime Pedneaud-Jobin sur ce point. Mais l'appui la candidate indépendante dans le district Parc-de-la-Montagne-Saint-Raymond au chef d'Action Gatineau ne va pas plus loin.
Mme Boudrias juge « aberrant » qu'Action Gatineau refuse de revoir les façons de faire de la Ville dans son offre de camps de jour et que la seule solution trouvée par le parti du maire pour bonifier l'offre soit, dit-elle, d'augmenter les taxes. « Je déplore ce manque de volonté à vouloir réévaluer nos façons de faire, lance-t-elle. Il y a moyen de réduire les coûts d'opération et offrir plus avec le même budget. »
Très critique de la gestion du maire au cours du dernier mandat, Mme Boudrias propose de transférer la gestion et l'organisation des camps de jour sur le territoire de Gatineau à des organismes à but non lucratif. Plusieurs ont déjà une expertise en la matière. « Il faudrait à tout le moins l'évaluer », insiste-t-elle.
Économies sur les salaires ?
La Ville pourrait procéder à un appel d'intérêt et demander une offre de service pour le nombre de places nécessaires dans les camps de jour sur tout le territoire.
 La Ville finance ensuite les organismes à raison d'un montant déterminé par enfant inscrit. 
Mme Boudrias explique qu'il y a des économies à dégager en transférant la responsabilité des camps de jour à ces organismes, notamment sur les salaires offerts aux moniteurs. 
« Il y aurait une économie importante à faire juste en offrant des salaires plus raisonnables, précise  la conseillère sortante. 
Les coûts d'opération des organismes sont moins élevés. Comme Ville, nous prenons ces économies et nous les réinvestissons pour créer plus de place dans les camps de jour. 
Moins de 200 000 $ d'économies
Les salaires payés par les organismes à but non lucratif qui offrent des camps de jour varient entre 12 $ et 14 $, soutient Mme Boudrias. 
À Gatineau, sur les 383 employés assignés aux camps de jour, 268, soit 70 % des employés de ce programme, sont des moniteurs dont le salaire est établi à 14,34 $ de l'heure, précise le service des communications. 
La centaine d'employés restants gagnent entre 15 $ et 17 $ de l'heure.
Sur une période de 9 semaines de 40 heures de travail, le transfert aux organismes à but non lucratif représenterait des économies de moins de 200 000 $ sur un budget salarial actuellement de 1,8 million $.