La complexité d’arrimer le futur tramway de Gatineau au système de train léger d’Ottawa est apparue au grand jour, la semaine dernière, lorsque la Société de transport de l’Outaouais (STO) a annoncé qu’elle se donnait quelques mois de plus pour préciser dans le détail ce que ça implique de faire se rejoindre deux systèmes de transport dans deux provinces différentes

Tramway: les rôles précisés «au fur et à mesure»

La complexité d’arrimer le futur tramway de Gatineau au système de train léger d’Ottawa est apparue au grand jour, la semaine dernière, lorsque la Société de transport de l’Outaouais (STO) a annoncé qu’elle se donnait quelques mois de plus pour préciser dans le détail ce que ça implique de faire se rejoindre deux systèmes de transport dans deux provinces différentes. Ce n’est cependant qu’un avant-goût de ce qui attend les différents partenaires dans ce dossier.

La gouvernance même du projet du côté d’Ottawa reste encore à définir, affirme le maire de Gatineau.

S’exprimant publiquement pour la première fois sur le projet de tramway depuis l’annonce de la STO, le maire de Gatineau n’a pas tenté de minimiser l’importance des enjeux qui se dresseront sur la route du tramway. «C’est le projet le plus compliqué au Canada, tout est compliqué, mais je suis convaincu que ça va être faisable», a-t-il lancé.

Planifier l’arrimage, la façon de traverser d’une rive à l’autre, ainsi que le nombre et l’emplacement exact des stations du tramway soulèvera passablement d’enjeux dans les prochains mois. «On n’arrivera pas en face d’un dépanneur, on sera en face du Parlement», a lancé le maire Maxime Pedneaud-Jobin.

Mais qui sera responsable de la construction des infrastructures du tramway à Ottawa ? Quelle autorité fera les appels d’offres ?

«Toute cette gouvernance-là va se définir plus précisément au moment où on avancera avec Ottawa, explique M. Pedneaud-Jobin. C’est un projet régional. Plus on va avancer, plus on devra préciser tout ça, qui fait les appels d’offres ? À quel moment on remonte dans les instances décisionnelles à la Ville d’Ottawa ? Qui vote, la STO ou la Ville d’Ottawa ? Pour tout ça, la discussion aura lieu au fur et à mesure qu’on précisera les choses.»

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Le transport collectif à l’agenda de la FCM

Les bases des futures politiques et stratégies en matière de transport collectif et actif seront peut-être posées, vendredi, à Gatineau, alors que 70 élus, fonctionnaires et chercheurs seront réunis pour une journée de réflexion organisée par la Fédération canadienne des municipalités (FCM). 

Il s’agit de la troisième rencontre du Projet urbain initié par la fédération. Les deux premières portaient sur le logement et la santé mentale. 

«Ce qu’on fait c’est d’asseoir des cerveaux ensemble afin de réfléchir à ce que les villes vivent comme réalité et comment on peut améliorer les choses, précise l’animateur de la journée et maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

 «Ç’a toujours l’air moins important quand ce n’est que de la réflexion, mais avant d’agir, il faut penser», dit-il. 

Les participants examineront notamment différentes solutions pour augmenter le nombre d’usagers du transport en commun et pour faire face à cette croissance. 

Les façons d’intégrer des infrastructures de transport actif seront aussi analysées, tout comme le développement de programmes et de fonds fédéraux et provinciaux adaptés aux besoins sur le terrain.