Train léger: Pedneaud-Jobin refuse d’entrevoir un projet amputé

Il est hors de question pour le maire Maxime Pedneaud-Jobin d’entrevoir un projet de train léger amputé d’une partie de son tracé pour réduire la facture estimée à 2,1 milliards $. Selon lui, le projet ne fonctionnerait tout simplement plus.

«C’est l’ensemble du projet ou rien», a-t-il lancé lorsqu’interpellé sur un hypothétique retrait du projet de la partie du tracé qui desservirait le quartier du Plateau. Québec a déjà confirmé qu’il était prêt à financer 60% du projet.

«La réponse courte, c’est non, a lancé le maire. On a tenté de couper au cas où on n’aurait pas l’ensemble du financement, et ça ne fonctionne pas. Ça provoquerait trop de conflits de technologies entre le train et les autobus. Quand le train arriverait au point où il traverse à Ottawa, on aurait des centaines d’autobus à cette station et ça ne sera pas gérable. On peut réduire le nombre de stations pour faire baisser le prix, mais ça permet à moins de monde de marcher pour se rendre au train. Ça en ferait un système moins rentable. Les deux branchements du projet permettent de rejoindre tout l’ouest de Gatineau et règlent le problème de transport dans tout ce secteur pour des décennies.»

Le maire Pedneaud-Jobin dit avoir l’assurance que le projet de Gatineau est maintenant tout en haut de la pile sur le bureau du ministre des Transports, François Bonnardel. «Je vais me battre longtemps avant de dire qu’on abandonne, a insisté le maire. […] Ça prend la totalité de la somme.»

Le premier ministre François Legault a confirmé, au début de l’été, que son gouvernement était prêt à financer 60 % du projet. La part du fédéral tarde cependant à venir.