Le futur train léger de Gatineau pourrait-il être en partie financé par la CDPQ comme c’est le cas pour le REM à Montréal ?

Train léger de Gatineau: la Caisse de dépôt sollicitée

Le futur train léger de Gatineau pourrait-il être en partie financé par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) comme c’est le cas pour le Réseau express métropolitain (REM), à Montréal ? La possibilité est actuellement explorée par le maire de Gatineau. Le Droit a appris que Maxime Pedneaud-Jobin a rencontré des membres de la haute direction de la division infrastructure de la CDPQ à ce sujet, dans leurs bureaux, à Montréal, le 27 mai dernier.

« C’était une première rencontre tout à fait exploratoire », insiste le maire Pedneaud-Jobin. Il a qualifié cette première démarche de positive. « On a appris à se connaître un peu mieux », a-t-il ajouté.

Le maire explique s’être d’abord informé sur le fonctionnement de la CDPQ Infra et la façon dont elle peut s’intégrer à un projet de transport en commun comme celui de Gatineau.

Le projet de train léger a par ailleurs été présenté par le maire au président et chef de la direction de la CDPQ Infra, Macky Tall, au directeur général Jean-Marc Arbaud et au directeur exécutif affaires corporatives et développement, Harout Chitilian.

« On a présenté notre projet de façon générale et eux, ils nous ont dit comment ils ont travaillé dans le dossier du REM et ce qu’ils étaient capables de faire », a mentionné M. Pedneaud-Jobin.

À Montréal, la CDPQ Infra a financé près de la moitié des coûts du REM, soit 2,95 milliards $ sur un projet de 6,3 milliards $. Les gouvernements du Québec et du Canada ont chacun financé 1,8 milliard $.

La Caisse a obtenu l’autorisation du gouvernement d’investir dans les grands projets de transport en commun du Québec en 2015. La participation financière de la Caisse doit toutefois générer des rendements.

Dans le cas du REM, elle vise un rendement de 8 % par année sur son investissement, soit environ 240 millions $ par année. Dans le cas du REM, la CDPQ Infra a été présente, avec les différents partenaires impliqués, à toutes les phases du projet, de la planification à la réalisation.

La décision de Québec

Maxime Pedneaud-Jobin précise que le gouvernement du Québec était au fait de la démarche entreprise par Gatineau.

« Si la Caisse devait éventuellement s’impliquer, ça lui prendrait un mandat du gouvernement du Québec, note le maire. Ce n’est pas la Caisse qui décide seule dans ce type de dossier. C’est pour ça que les discussions doivent se poursuivre, à la fois avec le gouvernement afin de voir si c’est un partenariat qui peut être possible pour nous. Il est trop tôt pour dire si c’est un modèle intéressant pour nous, mais je veux qu’on poursuive les discussions. Ça semble avoir bien fonctionné pour le REM, et assez rapidement en plus. Je veux qu’on continue les échanges. Je l’ai déjà dit, je vais regarder tous les partenaires qui permettront de réaliser ce projet-là. »

La prochaine étape pour le maire de Gatineau dans ce dossier sera de poursuivre cette exploration avec le gouvernement du Québec. « Ça va nous donner une orientation pour la suite », dit-il.

Le maire a aussi demandé une rencontre avec la Banque de l’infrastructure du Canada (BIC) pour explorer, là aussi, une possibilité de partenariat. Il y a quelques semaines, Le Droit rapportait que le ministre fédéral de l’Infrastructure et des Collectivités, François-Philippe Champagne, de passage à Gatineau, avait ouvert la porte à une participation financière de la BIC pour financer le train léger de Gatineau.