Le projet du Groupe Heafey, dont les coûts s'élèvent à 300 millions, viendrait ajouter 1000 unités de logement et, surtout, deux immenses tours de 33 étages sur l'Île-de-Hull.

Tours de 33 étages: fort appui au projet de Heafey

Un consensus est en voie de s'établir sur l'avenir des tours de 33 étages du groupe Heafey et cette quasi-unanimité donne de bonnes raisons de sourire à l'entreprise gatinoise.
Le projet de complexe résidentiel et commercial devait se soumettre à une première assemblée publique puisque le promoteur immobilier demande des dérogations au Plan particulier d'urbanisme (PPU). Les édifices situés à cet endroit ne doivent pas surpasser 14 étages, selon le PPU. Une demande d'exception est également formulée pour le coefficient d'occupation du sol.
Le groupe Heafey compte réserver des espaces commerciaux aux étages inférieurs de l'édifice, mais prévoit également y inclure 1000 logements. Selon les évaluations de l'entreprise, ça permettrait d'accueillir 2500 personnes de plus au centre-ville gatinois.
Dans l'ensemble, les intervenants se sont montrés favorables au projet. Plusieurs commerçants du centre-ville se sont notamment réjouis de l'arrivée éventuelle de nouveaux résidents, donc de clients potentiels, dans le secteur.
Quelques résidents, ainsi que l'Association du patrimoine du ruisseau de la Brasserie se sont prononcés contre le projet, hier soir. Ils en avaient principalement contre la grandeur du bâtiment. L'Association des résidents de l'Île de Hull (ARIH), s'est toutefois ralliée au projet et a tempéré les inquiétudes à ce sujet.
«Ce projet permet de cibler la densification à un endroit qui aura moins d'impact sur les quartiers résidentiels», indique le président de l'ARIH, Martin Letarte. «On retrouve déjà les tours des Terrasses de la Chaudière juste en face. On l'accepte, on fait un certain compromis.»
Des appuis au conseil
La conseillère Denise Laferrière est satisfaite de la réponse offerte par les citoyens au projet lors de l'assemblée publique. «Il y aura toujours des gens qui ne seront pas d'accord. Mais je trouve que ça serait de valeur si on disait non à un projet comme celui-là.»
Pour l'élue du district Hull-Wright, ce projet offre une excellente opportunité de repeupler le centre-ville. «C'est un problème, on a près de trois fois plus de travailleurs que de résidents dans le centre-ville.»
De son côté, le président du comité consultatif d'urbanisme, Richard Bégin, considère que ce projet combiné à celui de Windmill Developments près des chutes Chaudières pourrait servir de «bougie d'allumage» pour la revitalisation du centre-ville. «Dans 10 ou 20 ans, j'espère qu'on pourra enfin dire qu'on a un centre-ville. Il est sans âme dans le moment.»