Le Droit a appris que M. Tessier tentera de rapatrier la somme résiduelle de 83 000 $ qui n’a pas été dépensée par Mme Laferrière pour un nouveau fonds de réserve pour le projet de l’épicerie coopérative.

Tessier croit encore en l’épicerie du centre-ville

Le conseiller du centre-ville, Cédric Tessier, demandera l’appui de ses collègues, mardi, lors du conseil municipal, pour renverser ce qui peut encore l’être d’une décision prise en toute fin de mandat par l’ex-conseillère Denise Laferrière.

Cette dernière avait pris la décision de réserver une somme de 300 000 $ provenant du Fonds des communautés pour soutenir le projet d’épicerie coopérative dans l’île de Hull. Devant le peu d’avancées dans ce dossier et à l’approche de la fin de sa carrière politique, Mme Laferrière avait décidé, quelques mois avant les élections, de « tirer la plogue » sur le projet d’épicerie et d’utiliser les fonds pour d’autres projets dans son quartier. 

Le Droit a appris que M. Tessier tentera de rapatrier la somme résiduelle de 83 000 $ qui n’a pas été dépensée par Mme Laferrière pour un nouveau fonds de réserve pour le projet de l’épicerie coopérative. 

Avant de quitter, Mme Laferrière a engagé des dépenses de 217 000 $ pour deux projets dans son quartier. « Le premier est à mon sens épouvantable, lance M. Tessier. C’était pour l’éclairage du terrain de tennis de l’île, des travaux qui étaient déjà prévus au Plan triennal d’immobilisations (PTI) de 2019. Mme Laferrière aurait pu attendre puisque les sommes étaient déjà prévues pour ce projet, mais elle a décidé d’accélérer la réalisation de ce projet avant de quitter. Le deuxième projet est plus acceptable. Un montant de 100 000 $ a été engagé pour des projets de verdissement dans le quartier. »

M. Tessier explique sa décision de réserver de nouveau de l’argent pour l’épicerie parce qu’il s’agit de la plus grande priorité identifiée par les citoyens de son quartier. « Contrairement à Mme Laferrière, je ne crois pas que cet argent-là est le mien, mais bien celui de la population et aussi longtemps que la population va déterminer que l’épicerie demeure la priorité, l’argent demeurera réservé pour ce projet. »

Le conseiller du centre-ville ne s’attend pas à ce que ses collègues tentent d’empêcher l’adoption de sa résolution. « Historiquement, les projets financés par le Fonds des communautés ont toujours été décidés par les conseillers et le reste du conseil a toujours donné son appui, rappelle-t-il. J’étais contre la décision de Mme Laferrière, mais sur cette base historique j’avais voté en faveur quand même. »