Denis Tassé, candidat à la mairie de Gatineau, a lancé de nouvelles attaques envers le maire sortant. Il accuse Maxime Pedneaud-Jobin de manquer de transparence.

Tassé attaque de nouveau Pedneaud-Jobin

À quatre jours du scrutin, le candidat indépendant à la mairie de Gatineau, Denis Tassé, intensifie ses attaques à l’endroit du maire sortant, Maxime Pedneaud-Jobin, qu’il accuse de nouveau de manquer de transparence.

Par voie de communiqué, M. Tassé accuse son adversaire de « refuser d’expliquer à la population » comment il financera les travaux prévus au plan triennal d’immobilisation en 2020 s’il utilise les revenus provenant de la taxe dédiée aux infrastructures pour réaliser des projets liés aux services à la personne. C’est la deuxième fois en deux semaines que M. Tassé attaque le chef d’Action Gatineau sur cet engagement. C’est aussi la deuxième fois en autant de temps que le maire sortant répond à M. Tassé.

La réponse de M. Pedneaud-Jobin demeure la même. 

« Le cadre financier d’Action Gatineau prévoit que 500 millions $ seront consentis à l’entretien des infrastructures au cours du prochain mandat, ce qui représente un ajout de 50 millions $, explique-t-on dans le camp du maire sortant. La taxe dédiée de 2020 sera entièrement allouée au plan d’amélioration de la qualité de vie dans les quartiers ».

Afin de compenser ce manque à gagner dans l’entretien des infrastructures traditionnelles et maintenir les investissements prévus, Action Gatineau propose de faire un emprunt de 15 millions $, remboursable sur 10 ans. 

Cet emprunt, dit-on, correspond aux travaux planifiés d’ici la fin du prochain mandat et dont le financement provenait de la taxe dédiée de 2020. 

Ombudsman

M. Tassé affirme aussi, par voie de communiqué de presse, vouloir « rétablir la crédibilité et toute l’indépendance du bureau de l’Ombudsman ». 

En juillet dernier, le conseil municipal, à la suite d’un vote majoritaire, a donné le mandat à la Vérificatrice générale de Gatineau de procéder à un examen de conformité des actions du bureau de l’Ombudsman. Denis Tassé avait voté contre cette résolution. 

« Le Bureau n’a pas à agir comme un 20e élu au conseil, avait alors lancé le président du conseil, Daniel Champagne. Son rôle n’est pas de régler des problèmes, mais de constater et d’offrir des solutions pour ne pas qu’ils se reproduisent. »

S’il est élu, M. Tassé mettra fin à ce mandat qui avait été donné à la Vérificatrice générale et proposera plutôt une rencontre avec l’Ombudsman afin de rétablir les ponts. 

« L’autonomie du bureau de l’Ombudsman est non-négociable, et le conseil municipal doit prendre acte de ses interventions et effectuer les changements requis si nécessaires », ajoute M. Tassé.