Après plusieurs appels et démarches auprès du gouvernement et de son député, Sylvie Goneau a pu éviter l’expulsion de son logement temporaire que lui fournit la Croix-Rouge.

Sylvie Goneau évite l’expulsion

L’ancienne conseillère municipale de Gatineau Sylvie Goneau, sinistrée des inondations du printemps dernier, a évité de justesse l’expulsion, à quelques jours d’avis, du logement temporaire que lui fournit la Croix-Rouge en attendant que sa nouvelle maison soit prête, dans sept semaines.

La nouvelle a eu l’effet d’une bombe, lundi, pour Mme Goneau et son conjoint. L’ex-candidate à la mairie de Gatineau renouvelait jusque-là sans problème, chaque semaine, le processus lui permettant de continuer à profiter de l’hébergement de la Croix-Rouge depuis les inondations historiques ayant causé la perte totale de sa demeure du boulevard Hurtubise.

« Mais lundi à 16 h 30, on nous a dit que le ministère de la Sécurité publique (MSP) avait envoyé un message à la Croix-Rouge disant que notre logement temporaire prenait fin dimanche, raconte Mme Goneau. [...] À quatre jours d’avis et à deux semaines de Noël. J’ai des chiens, et quand on a démoli notre maison, on a pris tout plein de choses de l’ancienne maison, des meubles, mais aussi des armoires et d’autres choses, on a tout rentré ça dans le condo avec nous, mais là il fallait que je trouve un déménageur, un nouveau logement et une place pour entreposer nos choses, tout ça seulement pour sept semaines. »

Une série d’appels a suivi mardi et mercredi, la Croix-Rouge et le MSP se renvoyant la balle. Insatisfaite des réponses qu’elle reçoit, Sylvie Goneau dit avoir ressenti une grande détresse psychologique devant l’incertitude. « J’ai perdu le cap, dit-elle. La seule chose que tu veux faire, c’est te mettre en petite boule dans le coin et pleurer. »

Mme Goneau a finalement décidé de se tourner vers son député provincial, Alexandre Iracà. 

Après une discussion avec son attachée politique, Mme Goneau a reçu un message vocal du député lui indiquant « que la situation était régularisée ».

Au MSP, le porte-parole Olivier Cantin a indiqué ne pas commenter les dossiers particuliers pour des raisons de confidentialité. 

On indique toutefois que le ministère « poursuit ses échanges avec la sinistrée ». « Son dossier a été pris en charge dès le début et il continue de l’être », note M. Cantin.

Ce dernier a indiqué que le ministère « s’assure d’être équitable envers la majorité des sinistrés qui respectent les délais du programme » et que « considérant la situation exceptionnelle des inondations 2017, les délais de départ seront étendus jusqu’au 31 janvier 2018 ».