Un total de 136 permis pour un élevage de poules urbaines a été attribué en 2018.

Succès bœuf pour les poules urbaines à Gatineau

Les poules urbaines semblent avoir passé avec brio la phase du projet pilote à Gatineau. Le bilan présenté, jeudi, à la commission Gatineau, ville en santé démontre qu’il est désormais évident que les petits élevages de poules ou d’abeilles en zone résidentielle ne provoquent aucun problème sur le territoire. La commission devrait proposer au conseil municipal, dès ce printemps, de rendre permanent le programme d’agriculture urbaine mis sur pied il y a deux ans.

L’été passé, 17 plaintes au total ont été enregistrées à la Ville en lien avec les poules ou les abeilles. Près de la moitié se résumait à des dénonciations de citoyens qui croyaient que leur voisin n’avait pas le permis municipal requis pour leur petit élevage. Une seule plainte a été reçue au 3-1-1 pour « nuisance ». Quatre épisodes de « poules en liberté » ont été signalés. Un total de 136 permis pour un élevage de poules urbaines a été attribué cet été, soit trois fois plus qu’à l’été 2017.

Abeilles

Quant aux abeilles, l’hécatombe de chocs anaphylactiques annoncée par l’ancien conseiller Luc Angers n’a vraisemblablement pas eu lieu. Il n’y a eu aucun signalement du genre en deux ans. Cet été, 46 élevages d’abeilles ont été autorisés à Gatineau.

« Quand on ne connaît pas quelque chose, c’est normal d’avoir des craintes, a rappelé la présidente de la commission Gatineau, ville en santé, Renée Amyot. On s’est lancé dans un projet, on l’a analysé et on voit bien que dans la réalité, les craintes ne se sont, de toute évidence, pas matérialisées.

Le succès du programme d’agriculture urbaine est à ce point reluisant que la commission songe à proposer de réduire la dimension des terrains nécessaire à l’obtention d’un permis pour un poulailler.

«On a une ouverture pour ça, indique Mme Amyot. On est prêt à regarder ça pour que plus de citoyens puissent avoir accès à ce programme.»