Les syndiqués de la STO ont manifesté devant la Maison du citoyen, jeudi matin.

STO: une rencontre «positive» au cabinet du maire

Les parties s'éloignent et se rapprochent au rythme du ballet de la négociation dans le conflit de travail qui perdure depuis plus de deux mois à la Société de transport de l'Outaouais (STO), alors que la journée de grève complète de jeudi s'est soldée par une rencontre « positive » en haut lieu entre le maire Maxime Pedneaud-Jobin, le président du transporteur public, Gilles Carpentier, et les représentants du syndicat des chauffeurs et employés de l'entretien.
Pendant près d'une heure, jeudi midi, les deux parties ont discuté dans le cabinet du maire de Gatineau, à la demande de ce dernier, pendant que des syndiqués manifestaient, sous forte présence policière, devant la Maison du citoyen.
« On a eu des discussions tout à faire positives sur la volonté qu'on a tout le monde d'arriver à une entente négociée », a mentionné M. Pedneaud-Jobin.
L'employeur et le syndicat s'entendent toutefois sur le besoin de prévoir un processus d'arbitrage en cas d'échec dans les négociations. C'est sur ce point que les procureurs des deux parties discutaient jeudi, afin d'établir que type d'arbitrage serait réclamé si cette étape devient nécessaire.
Pour le président de la section locale 591 du Syndicat uni du transport, Félix Gendron, il s'agit là d'un élément clé pour mettre un terme aux moyens de pression et aux journées de grèves.
« Ce qui est positif, si on s'entend sur un arbitrage, c'est que ça mettrait fin au conflit, a-t-il expliqué. Donc la population ne serait plus prise en otage, et durant ce temps-là, jusqu'à temps que l'arbitrage arrive, ça nous permettrait de négocier pour réussir à avoir une entente négociée. »
Plus tôt en matinée, la STO avait annoncé avoir soumis « un nouveau cadre d'arbitrage meilleure offre - dernière offre » dans le but, notamment, de « circonscrire la liste des différends entre les parties [...] et de confirmer les ententes intervenues ». Il a été impossible de savoir si cette proposition faisait l'objet de discussions tenues jeudi entre les procureurs des parties.
En matinée, les manifestants réunis devant les bureaux de la STO sur la rue Jean-Proulx, dans le secteur Hull, semblaient respecter l'entente hors cour intervenue la veille après que la STO eut présenté une requête en injonction à la Cour supérieure pour forcer les manifestants à changer de ton lors de lors activités de piquetage. L'entente prévoit que les manifestants ne doivent pas bloquer l'accès aux autres employés qui ne sont pas touchés par ce conflit de travail.
Silence radio
Alors que la STO et le syndicat ont multiplié, dernièrement, les communiqués de presse pour déplorer les déclarations ou les agissements de l'un et de l'autre, il a été convenu d'observer un silence radio jusqu'à nouvel ordre afin d'éviter les négociations sur la place publique.
« On va essayer de calmer le jeu, de limiter les déclarations au strict minimum pour la suite, pour que nos porte-parole se parlent », a indiqué le maire. Le président du syndicat, Félix Gendron, abondait dans le même sens en soulignant vouloir « essayer de limiter le plus possible les médias ». « On va se parler entre nous autres, a-t-il dit. Moi, je vais avoir des contacts avec M. Carpentier, on va jaser ensemble, tout le monde, pour essayer de trouver un terrain d'entente. »