La direction de la STO accuse les syndiqués de bloquer l'accès au travail d'employés qui ne sont pas syndiqués.

STO:  «Nous étions comme une famille»

De l'avis de bien des chauffeurs rencontrés sur la ligne de piquetage, jeudi matin, devant les bureaux de la Société de transport de l'Outaouais (STO), c'est la fin d'une époque. Ce premier conflit de travail dans l'histoire de l'organisation laissera des traces indélébiles.
«Avant cette nouvelle administration, ici, nous étions comme une famille, il y avait du respect à l'intérieur de ces murs», lance un chauffeur qui a préféré conserver l'anonymat devant un employeur qui, selon lui, multiplie les sanctions disciplinaires pour intimider ses employés.
Il n'était pas rare à l'époque de l'ancien directeur général George O. Gratton de voir le grand patron déambuler dans les bureaux pour jaser avec les employés.
«Il venait même dîner avec nous à la cantine», lance un autre chauffeur nostalgique de l'ambiance de travail qui régnait à la STO il y a quelques années.
«Avec ce conflit et l'attitude actuelle de l'employeur, cette ambiance, elle ne reviendra plus jamais», affirme-t-il, lui aussi sous le couvert de l'anonymat. «Les gens étaient fiers de travailler à la STO. C'est une organisation que nous avons tous bâtie main dans la main avec la direction. Il reste ne reste plus rien de ça aujourd'hui.»
«C'est terminé»
Le président du syndicat, Félix Gendron, partage l'avis de ses membres. Il se rappelle avoir déjà réglé une négociation de convention collective à la cantine, pendant l'heure du midi, avec l'ancien directeur général.
«C'est terminé cette ambiance-là à la STO, dit-il. Le lien de confiance n'existe plus. C'est malheureux. C'est triste. C'est épouvantable ce que nous vivons aujourd'hui avec la présente administration.»