Le projet de loi 133, déposé par le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, modifie la Loi sur la police afin d'y introduire l'obligation pour les policiers et les constables spéciaux de porter l'uniforme et l'équipement fournis par leur employeur.

SPVG: la fin des pantalons de camouflage

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, accueille «d'une façon très, très positive» le dépôt d'un projet de loi pour empêcher les policiers de partout au Québec de porter des pantalons de camouflage ou tout autre vêtement ne faisant pas partie de leur uniforme officiel.
Le projet de loi 133, déposé par le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, modifie la Loi sur la police afin d'y introduire l'obligation pour les policiers et les constables spéciaux de porter l'uniforme et l'équipement fournis par leur employeur.
Les policiers de Gatineau avaient déjà eu recours, par le passé, au port de jeans ou de pantalons de camouflage en guise de moyen de pression. Ce ne fut toutefois pas le cas lors des dernières négociations, qui ont récemment permis la signature d'une nouvelle convention collective.
«Les policiers ont une responsabilité importante, ils doivent imposer le respect et pour moi, c'était une atteinte à leurs fonctions d'utiliser ça comme moyens de pression, a réagi Maxime Pedneaud-Jobin. C'est clair qu'il va falloir trouver d'autres moyens, parce que comme travailleurs, ils ont le droit de défendre leurs droits, mais pour moi, c'est important qu'on respecte l'uniforme.»
Le projet de loi crée également une nouvelle obligation aux directeurs des corps de police et aux autorités de qui relèvent les constables spéciaux relativement à l'application de ces règles. Enfin, le projet de loi prévoit des dispositions pénales en cas d'infraction. M. Coiteux avait déjà maintenu que le port de l'uniforme chez les policiers était important, puisqu'il permet de bien les identifier et favorise la confiance du public.
Avec La Presse canadienne