La rue Principale, à Aylmer
La rue Principale, à Aylmer

Rue principale à Aylmer: «Les citoyens répondront à l’appel»

La rue Principale, à Aylmer, est devenue, depuis quelques années, un des attraits que vend la Ville de Gatineau pour faire pénétrer les touristes plus loin à l’intérieur de son territoire. Cet été, les seuls touristes que risquent de voir les commerçants du secteur n’auront probablement pas fait plus qu’une dizaine de kilomètres de voiture… ou de vélo pour s’y rendre. 

« C’est bien certain que pour le tourisme, ça sera difficile, affirme Éric Delage, président de l’Association des professionnels, industriels et commerçants d’Aylmer (APICA). Mais ce qui se passe va peut-être amener les gens à redécouvrir des secteurs de leur propre ville. On va peut-être revenir à une forme de tourisme plus local. On peut penser que les gens iront pas mal moins loin en vacances cet été. Beaucoup de monde aura été affecté financièrement. Pour plusieurs, ce sera certainement des vacances plus locales. »

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La conseillère municipale du quartier, Audrey Bureau, est convaincue que les citoyens vont répondre à l’appel des commerçants, malgré la crise. 

« Je pense que de plus en plus de gens prennent conscience de l’importance d’acheter local», dit-elle. 

La conseillère municipale du quartier Aylmer, Audrey Bureau

«Quand les commerces vont rouvrir, les citoyens voudront recommencer à sortir et reprendre le cours de leur vie normale. Il y aura un impact c’est sûr, mais j’ai hâte de voir si la réponse des citoyens locaux sera assez grande pour permettre de combler un peu le manque de touristes. Il doit aussi y avoir l’ouverture du nouveau pavillon à la marina qui devrait aider à mousser l’offre du Vieux-Aylmer», poursuit Mme Bureau.

M. Delage note que la COVID-19 n’a pas empêché les gens d’arpenter la rue Principale en grand nombre lors des beaux jours des dernières semaines. 

« Évidemment, les commerces sont fermés, rappelle-t-il. Certains ont redéfini leur offre avec du service en ligne ou du prêt-à-emporter. Pour les commerces de destination, c’est un peu plus difficile. Mais à voir les gens sur la rue, ça me fait dire qu’ils ont hâte de revoir leurs commerçants. »