Le maire de Gatineau Maxime Pedneaud Jobin croit que l’arrivée de la CAQ au pouvoir à Québec donne des «signaux forts» pour la région.

Revendications du Front régional Outaouais: «On ne lâchera jamais», dit Pedneaud-Jobin

Pendant que le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, affirme que l’Outaouais «ne lâchera jamais», le ministre responsable de la région, Mathieu Lacombe, assure que le gouvernement «reconnaît qu’il y a un problème» à régler, tout en soulignant que le rattrapage sera «long» à faire.

Le ministre Lacombe se tenait debout aux côtés du maire Pedneaud-Jobin et de la présidente de la Conférence des préfets de l’Outaouais, Chantal Lamarche, jeudi, pour répondre à la plus récente mise à jour des revendications du Front régional Outaouais.

«C’est la plus belle preuve qu’on reconnaît qu’il y a un problème dans la région et qu’on s’engage à mettre les outils sur la table pour le régler, a mentionné M. Lacombe. Dans toutes les discussions qu’on a avec les ministères concernés, on met cet argument-là aussi de l’avant, de dire que contrairement peut-être à d’autres régions, ici, c’est un enjeu national.»

Le ministre responsable de l’Outaouais n’est pas prêt à dire qu’une motion pourrait être déposée à l’Assemblée nationale pour que le dossier soit reconnu comme «un enjeu national», mais souligne que cette option «fait partie des outils».

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M. Lacombe a par ailleurs noté que même si le gouvernement promet des avancées au cours du présent mandat, la population devra être patiente. «Ça fait 40 ans que la région est sous-financée, il y a beaucoup de rattrapage à faire et je vous le dis tout de suite, ça va être long, ça va être difficile, mais ce n’est pas parce que c’est difficile qu’on ne le fera pas», a-t-il mentionné.

Maxime Pedneaud-Jobin souligne pour sa part qu’avec l’arrivée de la Coalition avenir Québec au pouvoir à Québec, la région a obtenu «des signaux très forts [...] par rapport à l’intérêt que le gouvernement a pour l’Outaouais».

«Je pense que les grands changements commencent par des changements de discours, par une volonté qui est exprimée, a ajouté le maire de Gatineau. Là, il y a une volonté.»

Même si les efforts se sont multipliés ces dernières années sans que tous les résultats espérés soient au rendez-vous, l’Outaouais ne peut pas abandonner, croit M. Pedneaud-Jobin. «On ne lâchera jamais jusqu’à tant qu’on ait corrigé les problèmes de fonds, a-t-il dit. On n’a pas le choix. Ce sont nos enfants qui vont se faire soigner de l’autre côté, ce sont des personnes âgées qui vont se faire soigner loin de chez elles, ce sont des étudiants qui doivent quitter la région, [...] alors on n’a pas le droit de se décourager.»

Chantal Lamarche estime elle aussi que le vent souffle dans la bonne direction, à Québec, pour que les secteurs ruraux de la région ne soient pas oubliés dans les mesures qui seront mises de l’avant.