Le nombre de requêtes au 311 en lien spécifique avec les retards dans la collecte des matières résiduelles à Gatineau a augmenté jusqu'ici augmenté de 58% comparativement à 2018.

Retards dans les collectes: le nombre de requêtes au 3-1-1 bondit

Le nombre de requêtes au 3-1-1 liées aux retards dans la collecte de matières résiduelles à Gatineau a bondi de façon exponentielle depuis le début de l’année. Dans le cas du recyclage non ramassé, par exemple, on dénote jusqu’à maintenant une hausse de 95 %.

Alors qu’on a dénombré 1290 requêtes au Centre d’appels non urgents au 3-1-1 en 2018 pour signaler une telle situation, la Ville de Gatineau en totalisait cette année 2516 en date du 26 novembre. 

Si l’on inclut le compost et les ordures ménagères, on a enregistré en tout 9619 requêtes en lien avec les retards de l’entreprise Derichebourg pour la collecte en bordure de rue depuis l’amorce de l’année 2019. Il s’agit d’une augmentation de 58 % par rapport au cumulatif de l’an dernier. 

Si l’on décortique les données par catégorie, on parle de hausses respectives de 23 % et de 71 % pour les appels au sujet du compost et des ordures non ramassés. 

Signe que les problèmes de Derichebourg sont plus palpables depuis l’été dernier, entre autres en raison de la pénurie de main-d’œuvre, plus d’une requête sur deux (51 %) au 3-1-1 liée aux retards dans la collecte a été faite au cours de la période comprise entre le 1er juillet et le 26 novembre. Dans le cas du recyclage, la proportion atteint 60 % avec 1522 appels. 

Par ailleurs, la Ville de Gatineau ajoute qu’un total de 12 002 requêtes au sujet des bacs de collecte (commande, vol, bris, etc.) ont jusqu’ici été enregistrées depuis le 1er janvier. 

Face aux nombreuses difficultés de Derichebourg à respecter son contrat, le conseil exécutif se penche sur la question depuis quelques jours et des décisions devraient être prises bientôt. Des pourparlers entre l’administration municipale et l’entreprise française sont en cours depuis quelques semaines, notamment au sujet de l’organisation du travail et des horaires de collecte.

Le président du comité exécutif, Cédric Tessier, a affirmé au Droit dans les derniers jours qu'il n'est pas question de réduire les normes de services, affirmant qu'il y a un contrat liant les deux organisations et qu'on souhaite l'appliquer.

Derichebourg s’est vu octroyer en 2016 un contrat de quatre ans, incluant trois années supplémentaires en option, d’une valeur de 45 millions $.