«Il y a plusieurs chemins qui mènent au parc et c’est à nous d’en faire l’entretien. En ce moment, c’est sous responsabilité municipale, mais c’est devenu trop pour nous, alors on demande un partage des coûts qui y sont reliés» affirme Caryl Green.

Réseau routier dans le Parc de la Gatineau: Green veut une facture partagée

La préfète de la MRC des Collines-de-l’Outaouais et mairesse de Chelsea, Caryl Green, cogne à la porte de la Commission de la capitale nationale (CCN) dans l’espoir de partager avec le fédéral la facture reliée à la réfection des routes traversant le parc de la Gatineau, notamment le chemin du Lac-Meech.

Uniquement dans le cas de cet axe routier, dont l’état se dégrade à plusieurs endroits, le coût de reconstruction se chiffrerait à 12 millions $, soutient l’élue.

«Il y a plusieurs chemins qui mènent au parc et c’est à nous d’en faire l’entretien. En ce moment, c’est sous responsabilité municipale, mais c’est devenu trop pour nous, alors on demande un partage des coûts qui y sont reliés. Il y a 2,5 millions de visites par an dans le parc et une grande partie des gens passent par Chelsea. C’est difficile, car avec les exigences de la CCN, il y a aussi toute la question de prendre soin des bandes riveraines», dit Mme Green.

La préfète a présenté sa demande alors de la réunion du conseil d’administration de la CCN jeudi.

Avec le flot de touristes en hausse et la croissance démographique de la municipalité, elle croit également que les problèmes de circulation devront être étudiés plus en profondeur par toutes les parties impliquées.

«Les fins de semaine, on doit embaucher des signaleurs, par exemple à l’intersection des chemins Old Chelsea et Scott, ou encore à l’angle des chemins Kingsmere et du Lac-Meech. Il faut pencher sur cette problématique-là. Il faut une solution durable. On veut qu’une étude de circulation ait lieu pour trouver des pistes de solution. Cet enjeu, en plus, ne se pose plus seulement à l’hiver ou à l’été. C’est toute l’année», affirme-t-elle.

Caryl Green indique que Tourisme Outaouais lui aurait indiqué être prêt à assumer une partie de la facture pour ce projet.

L’installation d’un feu de circulation ou encore l’aménagement d’un carrefour giratoire sont deux des options qui pourraient être retenues au final.

Le premier dirigeant de la CCN, Tobi Nussbaum, s’est engagé à plaider la cause de Mme Green auprès du fédéral.

«Je voulais faire entendre nos préoccupations. C’est complexe, car il y a trois niveaux de gouvernement impliqués, mais j’ai vu une ouverture», conclut-elle.