Gatineau s’est entendue avec Québec en vue d’un plan de protection de la rainette faux-grillon de l’ouest qui s’entendra à la grandeur de son territoire.

Régler le cas de la rainette une fois pour toutes

D’ici la fin de l’année, Gatineau devra s’être entendue avec le gouvernement du Québec sur un plan de protection de la rainette faux-grillon de l’ouest qui s’étendra à la grandeur de la Ville.

Des fonctionnaires au fait du dossier ont précisé au Droit que ce plan ne comprendra pas de compensation financière, mais plutôt «des mesures concrètes pour assurer la préservation, la pérennité et même l’expansion» des populations de rainettes sur le territoire de Gatineau.

L’élaboration de ce plan a été convenue entre Québec et la Ville à la suite de l’obtention du certificat environnemental permettant la construction du futur aréna Guertin. Des sources au sein de l’administration municipale soutiennent que c’est cette négociation qui est actuellement utilisée par des fonctionnaires provinciaux pour imposer un «moratoire déguisé» sur le développement du secteur de la Cité.

Gatineau compte neuf habitats de la rainette. Chacun de ces endroits pourrait éventuellement faire l’objet de mesures réglementaires particulières ou d’aménagement permettant de reconstituer des habitats et les protéger. Québec ne cacherait pas son souhait de faire de certains secteurs des lieux destinés à la recherche scientifique sur la rainette.

La Ville de Gatineau explique qu’à l’exception du secteur de la Cité, les autres habitats de la rainette sont situés principalement dans des zones agricoles, dans des corridors verts ou des écoterritoires déjà visés par des mesures de protection. Ils sont pour l’instant à l’abri du développement immobilier.

«Le gouvernement nous demande un plan pour protéger la rainette et c’est ce qu’on est en train de faire, affirme le maire Maxime Pedneaud-Jobin. Ce qu’on veut c’est de régler ce dossier une bonne fois pour toutes, pour l’ensemble de la ville. On ne peut plus avoir des enjeux de rainette chaque fois qu’on a un projet. Il faut clarifier ça pour que les promoteurs sachent à quoi s’en tenir à l’avenir.»