Sébastien Villeneuve, préposé à la règlementation en matière d’arrosage à la Ville de Gatineau.

Réglementer l'arrosage pour prévenir le gaspillage d'eau potable à Gatineau

Pas toujours facile le travail de préposé à la règlementation en matière d’arrosage à la Ville de Gatineau, mais Sébastien Villeneuve le fait pour la bonne raison, soit la prévention du gaspillage de l’eau potable.

«On fait ce travail dans un contexte de sensibilisation. Si on pouvait se permettre de seulement avertir les citoyens et que la situation était réglée par après, c’est ce qu’on ferait. Le but n’est pas d’être punitif. Le but est de sensibiliser la population pour avoir une utilisation plus responsable de l’eau potable», a expliqué M. Villeneuve, lundi soir, lors d’une sortie médiatique organisée par la Ville de Gatineau dans le quartier Limbour pour parler des règlements municipaux en matière d’arrosage.

«C’est un mandat que je prends à coeur, a ajouté M. Villeneuve. En tant que citoyen, on n’a pas toujours conscience de la chance qu’on a d’avoir accès à l’eau potable dans nos maisons à très peu de frais».

La majorité des citoyens savent qu’il existe une règlementation municipale sur l’utilisation de l’eau potable, mais ils n’en connaissent pas toutes les spécificités, a indiqué le préposé à la règlementation municipale.

L’arrosage est prohibé tous les lundis, à moins d’avoir un permis spécial de la Ville pour une nouvelle pelouse ou de la semence. L’arrosage est interdit les lundis afin de permettre à la Ville de refaire le plein de ses bassins après les weekends.

Amendes

Les gens peuvent mouiller leur gazon mécaniquement tôt le matin du mardi au dimanche, soit de 3 h à 5 h. C’est toutefois votre adresse qui déterminera les journées où il est permis de le faire. Elles vont en alternance selon les adresses paires et impaires.

L’arrosage manuel de vos arbres, de vos arbustes, de votre jardin et de votre pelouse à l’aide d’un boyau avec pistolet que l’on tient est permis tous les jours, sauf les lundis.

Les citoyens en défaut se verront remettre par la Ville un constat de 200 $, plus 73 $ de frais administratifs. Pour une entreprise, la facture monte à 500 $, plus 146 $ en frais.

«C’est sûr que personne n’est content de recevoir une amende. C’est la même chose avec les policiers. Même lorsqu’on sait qu’on est dans l’erreur, on n’aime pas ça», a partagé M. Villeneuve, qui a été la cible d’invectives par des citoyens mécontents.

L’arrosage des entrées est interdit en tout temps tout comme l’arrosage d’un véhicule ou d’un édifice avec un boyau qui n’est pas muni d’un système d’arrêt automatique.

«On ne peut pas arroser un amas de neige. Ça se voit. Y’a des gens qui veulent faire fondre leur neige plus rapidement», a ajouté M. Villeneuve.

En raison de la pluie en fin d’après-midi, lundi, il fut plutôt difficile de prendre des gens en infraction. Il y avait de l’arrosage mécanique à l’aide d’un oscillateur à une résidence de la rue de Saint-Tropez, mais la propriétaire avait obtenu son permis temporaire au coût de 15 $ et avait donc la permission d’arroser une parcelle de terrain venant d’être ensemencée. La seule non-conformité est que la propriétaire n’avait pas eu le temps d’afficher le permis dans une fenêtre.

«Le permis autorise un arrosage supplémentaire de deux heures par jour, incluant les lundis, pour une période de deux semaines», a expliqué M. Villeneuve.

En 2018, 550 constats d’infraction ont été remis à des contrevenants au règlement comparativement à 266 en 2017 et à 476 en 2016. Jusqu’à présent cette année, 431 constats ont été émis.