L’actuel Plan de gestion des matières résiduelles doit prendre fin en 2020.

Réduction des déchets: au tour des commerces, industries et institutions de faire des efforts

Les efforts de réduction des déchets à Gatineau ont surtout reposé sur les épaules des résidents dans les dernières années, laissant aux industries, commerces et institutions (ICI) le loisir de perpétuer leurs vieilles habitudes de gestion des déchets. La Ville est tout à fait consciente de la situation, affirme la conseillère Maude Marquis-Bissonnette.

L’actuel Plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) doit prendre fin en 2020.

Le gouvernement du Québec n’a pas encore déterminé s’il allait prolonger les ententes en vigueur ou s’il allait bientôt donner le feu vert qu’attendent les municipalités pour préparer leur prochain plan d’action.

À LIRE AUSSI : Les Gatinois adoptent le bac gris

Les Gatinois seront-ils récompensés dès 2020 ?

Ce qui est déjà clair pour Mme Marquis-Bissonnette, c’est que le prochain PGMR devra être tout aussi «ambitieux» que le précédent, et surtout qu’il y a maintenant lieu de regarder ailleurs que dans la poubelle des citoyens pour améliorer la performance de la Ville.

«On va diriger nos efforts sur les ICI, ce sera ça la prochaine étape, dit-elle. C’est auprès des industries, commerces et institutions qu’il faut maintenant intervenir si on souhaite continuer d’améliorer notre performance. L’élimination résidentielle à Gatineau est une des meilleures de la province parce que les gens ont fait beaucoup d’efforts. Là, on va travailler sur les ICI.»

De fait, des restaurants qui ne compostent pas et des entreprises qui ne recyclent pas, c’est encore monnaie courante à Gatineau.

«Il y a beaucoup à faire pour réduire les matières résiduelles dans ces secteurs, indique Mme Marquis-Bissonnette. Pour l’instant, la Ville ne dessert pas les ICI. On sait cependant que leurs besoins sont grands et surtout très différents du secteur résidentiel. Les déchets ne sont pas les mêmes, les proportions non plus. Les impacts sur nos infrastructures ne seront pas les mêmes que pour le résidentiel. Tout ça devra être mesuré, mais c’est sur les ICI qu’il faudra miser si on veut continuer d’améliorer notre performance dans les prochaines années.»