L’appel à la protection des ruines des rapides Deschênes lancé dans <em>Le Droit</em>, samedi, par de nombreux acteurs politiques, économiques et sportifs de la région n’a pas détourné le MTQ de son intention de vendre ces vestiges d’ici un mois, ou de les détruire.
L’appel à la protection des ruines des rapides Deschênes lancé dans <em>Le Droit</em>, samedi, par de nombreux acteurs politiques, économiques et sportifs de la région n’a pas détourné le MTQ de son intention de vendre ces vestiges d’ici un mois, ou de les détruire.

Rapides Deschênes: le MTQ dit collaborer, sans reculer

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
L’appel à la protection des ruines des rapides Deschênes lancé dans Le Droit, samedi, par de nombreux acteurs politiques, économiques et sportifs de la région n’a pas détourné le ministère des Transports du Québec (MTQ) de son intention de vendre ces vestiges d’ici un mois, ou de les détruire. L’avis d’intérêt pour la vente des ruines est toujours en vigueur.

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a demandé, on ne peut plus clairement, que le MTQ mette sur la glace le processus de vente des vestiges patrimoniaux le temps de permettre aux promoteurs de présenter officiellement leur projet de parc d’eau vive d’envergure internationale. 

Le député de Pontiac, André Fortin, a indiqué qu’il en fera la demande officielle auprès du ministère.

Le ministre responsable de la région, Mathieu Lacombe, a dit appuyer ce dernier dans ses démarches.

La directrice générale de Tourisme Outaouais a demandé au ministère de «jouer en équipe» et de réaliser le potentiel de l’infrastructure patrimoniale qu’il a entre les mains.

Eau vive Québec, la fédération provinciale de sport d’eau vive demande quant à elle l’occasion de présenter le projet sur lequel elle travaille depuis maintenant trois ans avec plusieurs partenaires.

Interpellée à ce sujet, lundi, la direction régionale du ministère des Transports du Québec a indiqué, dans une réponse laconique, que «le ministère travaille sur la situation en collaboration avec les partenaires impliqués». Interrogée à savoir si le MTQ avait retiré ou avait l’intention de retirer son avis d’intérêt pour vendre les ruines d’ici le 12 août, la porte-parole du ministère, Rosalie Faubert, a répété que le ministère «collabore avec les partenaires».

Le Droit révélait, samedi, que le MTQ revient à la charge avec son intention de démolir les ruines de l’ancien barrage des rapides Deschênes, et ce malgré qu’un projet de parc d’eau vive qui pourrait accueillir des étapes de coupe du monde et des championnats canadiens et actuellement en gestation au même endroit. Le projet reçoit l’appui de toute la classe politique de la région.