Le maire de Gatineau Maxime Pedneaud-Jobin était flanqué de tous les députés de la région pour une annonce de financement pour le Rapibus.

Rapibus: «Chaque chose en son temps»

Québec et Ottawa ont annoncé des investissements de 31,6 millions dans sept projets de transport en commun à Gatineau, mardi, mais l'annonce officielle du parachèvement du Rapibus jusqu'au boulevard Lorrain attendue depuis des mois, voire des années, attendra encore un peu.
« Chaque chose en son temps, a lancé la ministre responsable de l'Outaouais, Stéphanie Vallée, sans préciser de calendrier pour la suite des choses. On a plein de beaux projets pour l'Outaouais, mais on ne peut pas tous les annoncer en même temps. »
Le fédéral et le provincial ont toutefois confirmé leur participation dans la construction de la station Lorrain et du stationnement incitatif adjacent de 250 places au coût de 8,3 millions $. Une fois que la voie rapide se rendra à cette station, ce sera le terminus du Rapibus. 
« C'est une première étape du prolongement, les travaux peuvent commencer », a affirmé le député de Chapleau, Marc Carrière. Ce dernier avait fait du parachèvement du Rapibus un de ses principaux engagements de la dernière campagne électorale. « C'est une excellente nouvelle pour les usagers, a-t-il ajouté. Ça va permettre de désengorger le stationnement du boulevard Labrosse. »
Pour le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, cette annonce marque aussi le lancement des travaux de la première phase des travaux de parachèvement. « C'est bien clair qu'on ne fait pas une station sans faire le corridor lui-même », a-t-il insisté.
Le député fédéral de Gatineau, Steven Mackinnon, abondait dans le même sens. « On n'annonce pas une station et un stationnement incitatif sans annoncer le reste du projet, a-t-il lancé. J'ai une suprême confiance qu'on pourra discuter de l'achèvement de ce tronçon dans les plus brefs délais. »
Questionnée à savoir pourquoi le gouvernement du Québec n'était pas en mesure d'annoncer le parachèvement complet du Rapibus jusqu'à Lorrain, la ministre Vallée a précisé que c'était en raison des exigences du programme d'investissement fédéral. Les projets financés à partir de ce programme fédéral devaient être terminés en mars 2019, ce qui aurait été impossible de réaliser dans le cas du dernier tronçon de 2,8 kilomètres du Rapibus, a-t-elle expliqué. 
« La Société de transport de l'Outaouais (STO) a déposé des projets qui répondaient aux paramètres du programme fédéral, a-t-elle dit. Ça permet de devancer un certain nombre de projets qui étaient prévus par la STO. »
«Nos voisins à Ottawa ont mis la barre haute», dit le député MacKinnon
Les millions du fédéral et du provincial annoncés mardi permettront à la Société de transport de l'Outaouais de se projeter dans l'avenir et de planifier un éventuel prolongement du Rapibus jusqu'à l'Aéroport de Gatineau et de poursuivre l'analyse en prévision d'un lien rapide pour l'ouest de la Ville. 
Ottawa verse ainsi 1 million $, Québec 800 000 $ et la STO 200 000 $ pour financer les prochaines études permettant de déterminer avec précision la technologie et le tracé du futur lien rapide de l'ouest. 
« Nous donnons toute la marge de manoeuvre à la STO de déterminer le mode de transport à privilégier, a noté le député fédéral de Hull-Aylmer, Greg Fergus. On a vu que le fédéral a été là pour aider de manière extraordinaire la Ville d'Ottawa dans le développement de son système de transport en commun. »
Son collègue du comté de Gatineau, Steven MacKinnon, ajoute qu'« il faut voir grand en Outaouais parce que nos voisins à Ottawa ont mis la barre haute ». M. MacKinnon ajoute qu'il est impératif pour Gatineau d'arrimer son réseau de transport en commun avec celui d'Ottawa. 
Nouveaux autobus
Une enveloppe de 20 millions $ dont 50 % proviennent d'Ottawa servira à l'achat de 15 nouveaux autobus hybrides de 40 pieds et de six autobus hybrides articulés.
Le président de la STO, Gilles Carpentier, était très heureux d'annoncer l'achat de nouveaux autobus.
« Nous avons une des flottes d'autobus les plus vieillissantes, a noté le président de la STO, Gilles Carpentier. Ces nouveaux autobus nous permettront de mettre au rancart des véhicules qui dataient des années 1980. Ça nous permettra aussi d'avoir trois autobus supplémentaires. Tout cela aura un impact sur le confort des usagers et la fiabilité de nos véhicules. »