Selon le député libéral sortant, Steven MacKinnon, la loi fédérale sur les espèces menacées manque de flexibilité et est «mal écrite».

Rainette: la loi fédérale est «mal écrite», selon MacKinnon

Le député sortant du comté de Gatineau, Steven MacKinnon, estime que la loi fédérale sur les espèces menacées qui protège notamment la rainette faux-grillon dans le secteur de la Cité, à Gatineau, manque de flexibilité et qu’elle est «mal écrite». Il y a lieu, selon lui, de revoir cette loi afin, notamment, qu’elle permette plus facilement de compenser des pertes d’habitats.

En entrevue avec Le Droit, M. MacKinnon a cependant voulu être très clair sur l’appui qu’il porte aux lois pour protéger les espèces menacées. «Mais la loi existante est inflexible et donc mal écrite, dit-il. Elle est très stricte quant à la voie à suivre lorsqu’il y a une évaluation biologique et ne considère pas assez, à mon avis, des efforts qui pourraient être déployés pour aménager des espaces, de nouveaux habitats, ou pour compenser une perte d’habitat. ll faudrait à tout le moins revoir la loi pour donner au ministre des capacités ou des outils pour gagner en flexibilité.»

M. MacKinnon affirme qu’il appuie le développement prévu dans le secteur de la Cité. Selon lui, il s’agit d’un secteur clé dans le paysage gatinois où tous les paliers de gouvernement ont investi beaucoup d’argent public.

En juillet 2018, à La Prairie, près de Montréal, la Cour fédérale a renversé des autorisations octroyées par le ministère québécois de l’Environnement pour la construction d’un projet immobilier dans un secteur identifié comme un habitat pour la rainette faux-grillon.

Le tribunal venait ainsi de confirmer la validité du décret fédéral de 2016 pour préserver la rainette et son habitat.

Le député sortant de Gatineau n’a pas voulu s’avancer sur l’impact que pourrait avoir cette décision pour le secteur de la Cité et les promoteurs immobiliers qui attendent toujours l’autorisation environnementale pour amorcer les projets immobiliers.

«Des choses peuvent certainement être faites et ça commence par le dialogue, a insisté M. MacKinnon. Il y en a eu entre la Ville de Gatineau et Québec, parfois entre Québec et le gouvernement du Canada, mais il y a lieu pour de l’amélioration à ce niveau-là. C’est certain qu’une collaboration tripartite sera nécessaire pour atteindre l’objectif que Québec, Gatineau et moi désirons atteindre dans ce secteur. Tout le monde veut avancer vers un développement durable et domiciliaire à la Cité et il y a aussi des moyens pour assurer la survie et la vitalité de la rainette en Outaouais. On pourra sûrement trouver des moyens.»