La rainette est au centre d’une bataille réglementaire entre Gatineau et Québec qui bloque toute avancée dans un projet immobilier à Gatineau.

Rainette: «Il faut faire débloquer ça rapidement» — le promoteur Alain Adam

En achetant un terrain de plus d’un million de pieds carrés dans le secteur de la Cité, en 2012, le promoteur immobilier Alain Adam avait déjà une bonne idée du projet qu’il souhaitait réaliser.

Sept ans plus tard, il n’attend plus que le feu vert du gouvernement du Québec pour développer un village urbain de plus de 1000 unités de logement évalué à plus de 500 millions $. Son projet est cependant au centre d’une bataille réglementaire entre Gatineau et Québec qui bloque toute avancée.

«Il faut faire débloquer tout ça rapidement, affirme M. Adam. Avec les projets des autres promoteurs, ce sont entre 2000 et 3000 logements qui verront le jour dans le secteur. Ce sont des milliers de logements qui ne seront pas construits en périphérie. On évite ainsi de faire de l’étalement urbain.»

Le concept développé par M. Adam, son partenaire Knightsbridge et ses équipes d’architectes et d’ingénieurs laisse entrevoir un quartier qui répondra aux besoins de tous les types d’usagers. Retraités, professionnels, familles, Génération Y; le projet sera un exemple de mixité, insiste M. Adam. Tous les types de propriétés, à l’exception des maisons unifamiliales, formeront ce futur village urbain.

«Ça sera invitant, tant au niveau de l’architecture des bâtiments que de l’ambiance et le dynamisme du quartier, explique le promoteur. On souscrit totalement au principe de développement durable, c’est partie intégrante du mandat donné à nos professionnels. Ce ne sont pas des éléments qu’on va voir à la fin. Ils sont complètement intégrés dès le début.»

M. Adam précise que l’offre commerciale comprise dans le projet est encore en analyse. Une chose est cependant claire, la mobilité occupera une place importante dans l’aménagement du quartier. «Il faut que tout le monde bénéficie de la proximité avec les institutions publiques partout autour, ainsi que de l’accès au Rapibus.»