Québec n'a pas encore reçu de demande des Grands feux

Dix jours après la décision du conseil d'administration de la Commission de la capitale nationale (CCN), le sort de deux saules situés derrière le Musée canadien de l'histoire n'est pas scellé.
Même si le CCN a autorisé la coupe d'un des deux arbres, le 26 juin dernier, pour la tenue des Grands Feux du Casino du Lac-Leamy, prévus du 2 au 16 août prochain, le c.a. avait lié la décision à une série de conditions, notamment que le gouvernement du Québec autorise la coupe du deuxième saule, situé sur son terrain, tout juste à côté.
LeDroit a appris hier qu'aucune demande officielle de coupe n'avait encore été déposée à la direction régionale du ministère québécois de l'Environnement. « Il y a eu des discussions entre les différents intervenants, mais nous n'avons pas encore reçu la demande d'autorisation », a indiqué Daniel Dubuc, de la direction régionale du ministère.
Le dépôt de cette demande est nécessaire avant que Québec se prononce sur la coupe d'un des saules, a-t-il indiqué. Elle doit notamment prévoir des mesures de compensation.
Selon le porte-parole du ministère, une telle demande d'autorisation avait aussi été nécessaire pour la coupe d'arbres lors de travaux réalisés dans le parc Jacques-Cartier, où Québec possède des parcelles de terrain près de terrains fédéraux.
Une série d'engagements
Selon les documents de la CCN, le promoteur des Grands feux devra respecter plusieurs engagements pour la tenue de l'événement derrière le Musée canadien de l'histoire. Le plan de compensation pour la coupe du saule situé sur le terrain de la CCN doit inclure la plantation d'arbustes, de graminées et de vignes dans la bande riveraine, afin d'améliorer l'environnement aquatique et la stabilité de la berge et revégétaliser la bande riveraine à la valeur de l'arbre coupé, soit 9000 $.
Après avoir initialement demandé de couper quatre arbres pour tenir les Grands feux derrière le musée, le promoteur Claude Hamelin avait présenté un compromis en raison des réticences exprimées par plusieurs membres du conseil d'administration de la CCN le printemps dernier.
Au cours des discussions, on s'est rendu compte qu'un seul des deux saules visés par la demande était en territoire fédéral, alors que l'autre était sur le territoire de l'État québécois.