Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, lors des inondations de mai dernier.

Protection des quartiers inondés: «ça ne peut pas aller plus vite», dit Pedneaud-Jobin

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, n’a pas apprécié la sortie du conseiller Marc Carrière qui dénonçait, mercredi, l’« inaction » de la Ville de Gatineau pour réaliser des travaux qui permettraient de protéger des zones résidentielles des crues printanières.

« Il nous envoie une lettre pour poser des questions après avoir dénoncé notre inaction, a déploré le maire. Je pense qu’il aurait dû poser ses questions d’abord. L’exemple du chemin du Fer-à-cheval qu’il soulève est un bon exemple. Rehausser ce chemin de 5 km ne relève pas de nous, ça relève du gouvernement du Québec […], cette expertise là, c’est celle de Québec. Dans le cas de cette rue, il n’y a pas de demande à faire, c’est le type de dossier en réflexion à Québec, et c’est une réflexion à laquelle on participe et pour laquelle on met de la pression pour qu’elle se fasse vite. Dénoncer notre inaction dans le cas du Fer-à-cheval, c’est défoncer une porte ouverte. Ça relève de la plaine inondable et pour ça, la réponse, elle va venir de Québec. »

Sur l’aspect plus précis des travaux d’infrastructures mineurs pour protéger des zones résidentielles auxquels il a souvent fait allusion, le maire Pedneaud-Jobin affirme qu’il « ne pense pas que ça peut aller plus vite que ce qu’on fait là ». 

La semaine dernière, Le Droit révélait que le comité d’experts municipaux chargé d’analyser ces travaux pouvant être fait rapidement n’avait toujours pas été formé et que la Ville de Gatineau n’avait encore fait aucune demande de dérogation au gouvernement du Québec pour réaliser des travaux à l’intérieur de la zone d’intervention spéciale (ZIS). 

« Ce n’est pas parce que le comité n’est pas formé que nos fonctionnaires ne travaillent pas, lance le maire. On sait où sont les problématiques. Là, c’est en haut que ça se passe, avec Catherine Marchand [directrice du module de l’aménagement du territoire], moi, la direction générale. On a des contacts avec les ministres et les sous-ministres. […] Il faut s’entendre avec Québec sur les enjeux, sur ce qui est recevable et aussi, il faut donner du temps au temps. »