Le conseiller Maxime Tremblay, qui a toujours voter pour le projet Guertin, a aidé les opposants au projet.

Projet de loi privé sur Guertin: Maxime Tremblay aide les opposants

Même s'il s'est publiquement prononcé en faveur de l'adoption du projet de loi privé 227 pour la construction du futur aréna Guertin, le conseiller Maxime Tremblay ne s'est pas empêché d'aider ses collègues Louise Boudrias et Denise Laferrière dans leur préparation pour aller contester le même projet, ce mercredi, en commission parlementaire, à Québec.
« Je suis très à l'aise avec ça, a-t-il indiqué au Droit. Que je sois d'accord ou pas avec leur position, je peux quand même les aider à réfléchir à la façon de faire leur intervention et aux éléments qu'elles vont apporter en commission parlementaire. Elles m'ont demandé mon point de vue et je leur ai donné. C'est correct. C'est un processus démocratique. Elles ont le droit d'aller s'opposer. »
M. Tremblay admet d'ailleurs que ses différents votes en faveur du projet tel que défendu depuis le début par le maire Maxime Pedneaud-Jobin n'auraient pas été les mêmes s'il avait su comment les choses allaient évoluer au fil des derniers mois. « Si au début on avait présenté un scénario qui dit que ça va finalement coûter plus cher que prévu au départ et que ce sera plus long avec un projet de loi privé que par un simple appel d'offres, je ne pense pas qu'il y aurait eu beaucoup de monde qui aurait voté en faveur d'un tel projet, dit-il. Le problème c'est qu'à la longue on s'est tous mis le bras dans l'engrenage et c'était devenu préférable de continuer que de recommencer encore. »
Favoritisme
La conseillère Denise Laferrière s'est pour sa part lancée dans les sous-entendus, mardi, à quelques heures de l'étude du projet de loi privé 227. Elle a affirmé toujours attendre des réponses du maire à deux questions précises, à savoir à quel moment la Fondation des Sénateurs a su que son modèle ne répondait pas aux critères d'OBNL au Québec et donc qu'elle ne pouvait pas se qualifier pour un projet de gré à gré avec la Ville de Gatineau, et à quel moment la Ville a eu cette information de Québec. 
« Je sous-entends qu'on n'avait pas intérêt à leur dire trop rapidement afin de favoriser l'autre organisme, a-t-elle affirmé. Si les Sénateurs ne se sont pas plaints publiquement c'est probablement qu'ils croient qu'ils ont des chances de remporter les appels d'offres des autres projets d'arénas communautaires qu'on vient de mettre sur la table. »